LA SŒUR MARIE
C^cstunedamedelaBasscAuvcr- D'une grande renommée, [gne Elle avait une fille Dont elle était charmée De la voir au couvent Avec beaucoup de zèle.
Mais bientôt sa grande joie Fut changée en tristesse.
Vous êtes un fripon.
Lui dit lajeune sœur.
A vos paroles je connais Que vous êtes flatteur.
Vous êtes protestant, Et moi religieuse.
Nous ferions déshonneur, A nos supérieuses.
Un menuisier très habile Travaille au couvent; D*un air poli, honnête, Quoique protestant, Dit à lajeune sœur :
Grand Dieu ! qu'il est dommage Si nous étions tous les deux, Nous ferions bon ménage.
Flatteur je ne suis pas, Lui dit le menuisier; Quand je dis quelque chose Je dis la vérité.
Oui, j'en suis protestant.
Mais j'espère de suite M'y faire recevoir Aux ordres de l'Église.
L'on fait miQ retraite Tous les ans pour les sœurs.
Elle s'en va-t-en prière, Avec grande ferveur ; Dit à son confesseur Qu'elle s'était amusée Avec un menuisier Qui travaillait chez eUe.
Le lendemain, à six heures, Les sœurs se sont levées Pour faire la prière, Gomme d'accoutumée.
Sont allées appeler La jeune sœur Ifarie, Croyant de la trouver Dans son lit endormie.
Le confesseur prit de Tencre, Aussi du papier hlanc, Ecrivit une lettre A la mère du couvent.
Prenez garde à vos sœurs Qui sont sous votre charge.
Vous avez des ouvriers Qui vous feront des farces.
Elle était sur la route, Sur le bord du grand chemiii, Où elle versait la goutte A tous ces comédiens {àù) Qui se crèvent de rire.
Voyant la sœur Marie, Tant elle en est jolie.
Dicté par Marie Piane, à Villereversure (Ain).