A LA SANTE DE CES JEUNES MARIÉS
Quel est l'homiTie ayant tant soit pen de monde qui oserait parler malheur, déception, tombeau, au milieu d'un repas de noces ? Dans de telles circonstances, au contraire, chacun aifecte une joie sans mélange, et ne parle (jue félicité suprême et bonheur sans fin. Et pour tantla crainte est dans tous les cœurs. Ici bas:
" .jamais entière allégresse :
L'âtue y souffre de ses plaisirs, Les cris de joie ont leur tristesse, Et les voluptés leurs soupirs.
" La crainte est de tontes les fêtes; Jamais un jour caltne et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain ."
Ce mystérieux " lendemain," on n'ose pas le regarder en race, on s'efforce de n'y pas songer. Plus courageux que nous, et, avouons-le aussi, la conscience plus tranquille, l'homme des champs ne craint pas d'en rappeler le souvenir, môme au milieu de ses fêtes. Au lieu de se dorloter mollement dans la Jouissance du présent, au lieu de s'écrier inutilement, comme Lamartine:
** Ne pourrous-noiis Jamais sur l'océan des âgea Jetoi" l'ancre im soiil jour f "
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CaAMSONS POPU'LAiaES
il regarde l'avenir avec calme, tâche de mettre à profit l'expérience du passé, et se raffermit dans le sentier du devoir.
Les couplets que l'on va lire prouvent, une fois de plus, la vérité de cette assertion des frères Grimm : que les chansons du peuple ne savent jamais mentir.
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