C'EST DANS PARIS YA-T-UNE BRUNE
Il s'agit d'ane pauvre fiUe prise de vanité (ça se rencontre), et qui va se confier à un apothicaire dont les prescriptions ne manquent pas de perfidie.
La mélodie est bien ; la forme des vers, passable ; la morale, excellente.
Ces couplets se chantent dans l'ouest de la France. L'air français diffère complètement du nôtre, mais les paroles offrent à peine quelques légères variantes. L'expression " matin jour " se trouve aussi dans la version française.
C'est dans Pa- - ris ya- t-u- ne bruu'
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Qui est plus bel- le que le jour. Mais elle a-
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ne ser- van- te Qu'au- rait, qu'au- rait vou- Etre aus- si bell' que sa mai- très- se:
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Maia ell' n'a pu.
C'est dans Paris ya-t-une brune ) ,i- . Qui est plus belle que le jour. > Mais elle avait une servante Q'aurait, qu'aurait voulu Etre aussi bell' que sa maîtresse ; Mais ell' n'a pu.
EU' s'en va chez l'apothicaire : ) ,,..
— Combien vendez- vous votre fardf > — Noua le vendons par demi-onces :
C'est deux, c'est deux écus.
— Pesez-raoi-z-en un de-mi-once :
Voilà l'écu.
— Quand vous serez pour vous fardor, } ,^. , Prenez bien garde de vons mirer. . . . j Vous éteindrez votre chandelle..., Barboui.l. .. .barbouillez- vous ; Le lendemain vous serez belle Comme le jour.
\ (biê)
Le lendemain, au matin jour, La belle a mis ses beaux atours; Elle a mis son beau jupon vert, Sou blanc, sou blanc mantelet.
Pour aller faire un tour en ville, S'y promener.
Dans son chemin, a rencontré ) ,, .
Sou joli tendre cavalier. )
— Où allez- vous, blanche coquette, Tout' noir' tout' barbouillée ?
Vous avec la figur' plus noire Que la ch'miuée!
EU ' s'en r'tourne à l'apothicaire :
— Monsieur,que m'avez-vous venduî — Je vous ai vendu du cirage Pour vos, pour vos souliers :
Ç'appartient pas une servante De se farder.
Variante :
— J'vous ai vendu, blanche coquette, Du noir, du noir à fumée:
Ç'appartient pas une servante De se farder.
^(bi$)