‹ Chansons populaires du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 121 sur 165 · À LA CLAFRE FO\T MINE · texte numérisé non relu

À LA CLAFRE FO\T MINE

(Air recueilli par M. l'abbé Marquis.)

Le lecteur a déjà pu observer que, dans des chants

qui semblent d’abord appartenir au mode mineur, le chanteur populaire fait tout à conp apparaître une seconde majetré entré le septième et le huitième degré de la gamme, détruisant ainsi la note sensible, et plazant la mélodie dans le premier ou le second mode de la tonalité ancienne. Or, ce qui arrive pour le mode mineur arrive aussi pour le mode majeur. Ainsi, dans la mélodie: de la Claire Fontaine, que on va voir ci-après, et qui semble d’abord appartenir exclusivement au mode majeur, la note fa apparaissant naturelle, dans la dixième et la quatorzième mesure, la sensible disparait par là même, et le huitième mode de la tonalité ancienne se trouve parfaite-

inent accusé,

On dirait, quelquefois, que le peuple a horreur de la note sensible. (Cela tient à des causes toutes naturelles que les musicistes distingués de ce siècle ont étudiées et expliquées d’une manière irréfutable. (Voir les Remurques générales, à la fin de ce volume.)

J’ai déjà dit que ces infractions aux règles de l’art moderne n’indiquent pas toujours l’ancienneté d’une mélodie. Souvent il arrive qu’une chanson de la

ville, toute fraîche composée, vieillit tout à coup de plusieurs siècles, grâce aux altérations qu’elle subit en passant par des gosiers compagnards. Chacun connaît cet air d’un vaudeville intitulé : Les Canotiers de la Seine:

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Mes-dams, sa- vez- vousc'qu'il faut Pour 6- tre

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