‹ Chansons populaires du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 126 sur 165 · HE · texte numérisé non relu

HE

le plus sou-vent le

mant !

Dans tous les cantons

Ya des fill's et des garçons Qui veul’nt se marier,

C’est la pure vérité.

Les garçons vont les voir,

Le plus souvent le soir ;

Les fill’s se réjouissent Quand ell’s voi’nt leurs amis; Ell's se dis'nt en souriant:

Le voilà mon amant!

Jeunes fill’s, écoutez,

Qui voulez vous marier:

Votre engagement

Vous causera du tourment, Vous prenez un état

De pein’s et d'embarras ; Bien souvent du chagrin, Sans en connaîtr’ la fin, Qui vous f’ra regretter

La maison qu’vous quittez.

Etant mariée,

Il faut tout abandonner, Tous les agréments

D’être avec les jeunes gens.

Faut rester au logis

Pour plaire à son mari; Vous êtes mariée

Par votr? propr’ volonté ; Vous avez pris un mari, O’est pour lui obéir.

S'il est complaisant,

Vous aurez de l’agrément s Mais s’il est jaloux,

Vous n'en aurez pas beaucoup.

Combien y en a-t-il

De ces méchants maris, Que tout leur intérêt C'est d'aller au cabaret, Pour y passer leur temps À boir’ tout leur argent!

Le soir arrivé,

Ils revienn’nt à leur logis Tout en furibons

Et menant le carillon ; Disant d’un air fâché :

“ Donne-moi à souper | Premptement fais mon lit, Car j'ai besoin d'dormir! ” Comment pouvoir chérir Un si brutal mari?

Vous, à la ma'son,

Ni pain, ni lard, ni poisson, N'ayant pas le sou

Et souvent manqrant de tout ...

Et vos petits enfants

Qui vous diront : ‘ Maman, Donnez-nous donc du pain,

Car nous mourons de faim ! ”?

Hélas, quel crève-cœur

Vous f’ra verser des pleurs!

Mais comme cela

Tous les hommes ne sont pas:

Car tous ces défauts,

Pour un seul, ce serait trop!

Yen a, assurément,

Qui sont plus complaisants :

Ils aim'nt leurs compagnées Puisqu'ils les ont épousées, Ils veul'nt les soulager :

C’est pour se faire aimer.

Mais si les maris

Ne sont pas tous garantis,

C’est qu'il yen a trop

De ces femm’s qu'ont des défauts...

De ces humeur’s marabouts,

Que rien n’est à leur goût;

Quand on veut leur parler

Dans un coin s’en vont bouder.

Comment n’pas fair’ courroux

Avec un tel hibou ?

La semaine, au logis,

Ell's ont l'air tout étourdies ; Mal peigné’s, mal chaussées, Et souvent mal a rangées, Le dimanche arrivé,

Vous les voyez frisées,

Que tout’s leurs qualités N'est qu’pour la vanité.

F1ls n’ont aucun souci

Pour l'affair’ du logis.

Qu'en a composé la chanson C’est un vieillard de ce canton Qui n’a pas regretté Le jour qu’il s'est marié.

Il a pris un gibier Qu'il a su conserver ;

‘ Elle a des qualités Qu'il n'a point publiées, Que chacun fass’ comm? moi, Qu'il chante ce qu'il sait,

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