‹ Chansons populaires du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 83 sur 165 · C'EST DANS PARIS YA-T-UNE BRUNE · texte numérisé non relu

C'EST DANS PARIS YA-T-UNE BRUNE

1] s’agit ici d’une pauvre fille prise de vanité (ça se rencontre), et qui va se confier à un apothicaire dont les prescriptions ne manquent pas de perfidie.

La mélodie est bien; la forme des vers, passable ; la morale, excellente.

ya- t-u- ne brun’

” Qui est plus bel. le que le “jour. Mais elle a-

vait u- - ne ser- van-te Qu'’au-rait, qu'au- rait vou-

Br tar ans Etre aus- si bell’ que sa maî- tres. ge:

Mais ell' n'a pu,

C’est dans Paris ya-t-une brune

Qui est plus belle que le jour. bis.

Mais elle avait une servante

Q'aurait, qu'aurait voulu

Etre aussi bell’ que sa maîtresse :

Mais ell n'a pu.

El!’ s’en va chez l'apothicaire :

—Combien vendez-vous votre fard ? bis.

—Nous le vendons par demi-onces ;

C'est deux, c’est deux écus, —Pesez-moi-z-en un demi-once :

Voilà l'écu.

—Quand vous serez pour vous farder, Prenez bien gard’ de vous mirer....

Vous éteindrez votre chandelle...

Barbouill. .. .barbouillez-vous ;

Le lendemain vous serez belle

Comme le jour.

Le lendemain, de grand matin, .

La belle a mis ses beaux atours : ” Elle a mis son beau jugon vert,

Son blanc, son blanc mantelet,

Pour aller faire un tour en ville,

S'y promener.

Dans son chemin, a rencontré ) .

Sun joli tendre cavalier. !

—Où allez-vous, blanche coquette, Tout’ noir’ tou.’ Larbouillée ?

Vous avez la figur’ plus noire

Que la ch'm née!

Ell s’en r’tourne à l’apothic::r:: : | —Monsieur, que m’avez-vous vendu ? bis. —Je vous ai vendu du cirage Pour vos, pour vos souliers :

C'appartient pas une servante

De se farder.

VARIANTE

—J'vous ai vendu, blanche coquette, Du noir, du noir à fumée :

C’appartient pas une servante De se farder.

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