C'EST DANS PARIS YA-T-UNE BRUNE
1] s’agit ici d’une pauvre fille prise de vanité (ça se rencontre), et qui va se confier à un apothicaire dont les prescriptions ne manquent pas de perfidie.
La mélodie est bien; la forme des vers, passable ; la morale, excellente.
ya- t-u- ne brun’
” Qui est plus bel. le que le “jour. Mais elle a-
vait u- - ne ser- van-te Qu'’au-rait, qu'au- rait vou-
Br tar ans Etre aus- si bell’ que sa maî- tres. ge:
Mais ell' n'a pu,
C’est dans Paris ya-t-une brune
Qui est plus belle que le jour. bis.
Mais elle avait une servante
Q'aurait, qu'aurait voulu
Etre aussi bell’ que sa maîtresse :
Mais ell n'a pu.
El!’ s’en va chez l'apothicaire :
—Combien vendez-vous votre fard ? bis.
—Nous le vendons par demi-onces ;
C'est deux, c’est deux écus, —Pesez-moi-z-en un demi-once :
Voilà l'écu.
—Quand vous serez pour vous farder, Prenez bien gard’ de vous mirer....
Vous éteindrez votre chandelle...
Barbouill. .. .barbouillez-vous ;
Le lendemain vous serez belle
Comme le jour.
Le lendemain, de grand matin, .
La belle a mis ses beaux atours : ” Elle a mis son beau jugon vert,
Son blanc, son blanc mantelet,
Pour aller faire un tour en ville,
S'y promener.
Dans son chemin, a rencontré ) .
Sun joli tendre cavalier. !
—Où allez-vous, blanche coquette, Tout’ noir’ tou.’ Larbouillée ?
Vous avez la figur’ plus noire
Que la ch'm née!
Ell s’en r’tourne à l’apothic::r:: : | —Monsieur, que m’avez-vous vendu ? bis. —Je vous ai vendu du cirage Pour vos, pour vos souliers :
C'appartient pas une servante
De se farder.
VARIANTE
—J'vous ai vendu, blanche coquette, Du noir, du noir à fumée :
C’appartient pas une servante De se farder.