‹ Chansons populaires du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 85 sur 165 · NOUS ÉTIONS TROIS CAPITAINES · texte numérisé non relu

NOUS ÉTIONS TROIS CAPITAINES

Une des chansons favorites des élèves du collége de Nicolet,—du moins, autrefois. Elle n’était jamais oubliée dans les jours de liesse, mais surtout au retour des longues promenades du jeudi.

Les reprises en n chœur,

ca-pi- (lai- -

guer-re re- ve- nant, se ve, bra- - ve,

Bi]

guer- re re- ve- nant Bra-ve- ment

Nous étions trois capitaines (bis) De la guerre revenant,

Brave, brave, De la guerre revenant

Bravement,

Nous entrâm’s dans une auberge: (bis) —“ Hôtesse, as-tu du vin blanc?

“ Brave, brave, 6 Hôtesse, as-tu du vin blanc ?

“ Bravement.

— Oui, vraiment,” nous dit l'hôtesso ; (bis) # J'en ai du rouge et du blanc,

# Brave, brave, # J'en ai du rougo et du blanc,

4 Bravement.”

— Hôtess’, tire-nous chopine, (bis) # Chopinette de vin blanc,

46 Brave, brave, Chopinette de vin blanc,

‘ Bravement.”

Quand la chopine fut bue, (bis)

Nous tirâäm’s trois écus blancs, Brave, brave,

Nous tirâm's trois écus blancs, Bravement.

# Grand merci!” nous dit l’hôtesse, (bis)

# Revenez-y donc souvent, & Brave, brave,

“ Rovenez-y donc souvent, 64 Bravement.”

JE N’AI P2S DE BARBE AU MENTON, MAIS IL M'rN VIENT.

Si lhéroïnc de ces couplets se montre bien irrévérencieuse envers son père, la mélodie sur laquelle se chante sa rébellion n’est pas moins irrévérencieuse envers les règles de l’art musical.

Il est vraiment curieux pour un musicien d’en-

tendre chanter avec tant d’aisance et de naturel, par

des voix campagnardes, ces mélodies qui s’éloignent tant des règles établies. J’ai vu dernièrement un musicien (un musicien avancé) aux prises avec quelques mélodies populaires aussi classiques que celle-ci, et qu’il se faisait fort d’harmoniser sans broncher. Il en faisait de belles!.... De guerre lasse, et pour se consoler de son impuissance, il se leva du clavier en disant avec un beau dédain : c’est du plain-chant !

Mon — a faitbâ- - tir mai- son, Mon . a

fait bâ- - ca mai- son ; ot fait E bâ- tir su *l'bout d’un

oi ir ee

pont. Le Eu nn Moto Le mau- vais re- vient.

y GE e.

Je n'ai pas de . au men- ton di Mie il m'en dient

Mon père a fait bâtir maison; (bis) L’a fait bâtir su’ l’bout d’un pont. Le beau temps s’en va, Le mauvais revient ; Je n'ai pas de barbe au menton Mais il m'en vient.

L'a fait bâtir su’ l'bout d’un pont. (bis) —Mon père faites-moi-z-un don, Le beau temps s’en va, ctc.

Mon père faites-moi-z-un don; (bis) Donnez-moi donc votre maison.

Le beau temps s’en va, etc.

Donnez-moi dunc votre maison. (bis) —Ma fille, promettez-moi donc...

Le beau temps s’en va, etc.

Ma fille promettez-moi donc (bis) De n’jamais aimer les garçons.

Le beau temps s’en va, etc.

De n'jamais aimer les garçons. ‘bis) —dJ'estim'rais mieux que la maison...

Le beau temps s'en va, ctc.

J'estim'rais mieux que la maison (bis) Serait en cendre et en charbons.

Le beau temps s’en va, etc.

Serait en cendre et en charbons, Et vous mon pèr’ sur le pignon.

Le beau temps s'en va, cte.

Et vous mon pèr’ sur le pignon: (bis) Vous vous chaufferiez les talons.

Le beau temps s’en va,

Le mauvais revient ; Je n'ai pas de barbe au menton

Mais il m'en vient.

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