‹ Chansons populaires du Canada [microforme]Chapitre 116 sur 132 · C'EST PINSON AVEC CENDPOUILLE · texte numérisé non relu

C'EST PINSON AVEC CENDPOUILLE

Cette chanson n'est pas ‘ant une chanson comique qu’une chanson “enfants, où la chatte, le gros ral avec son violon, vtc., ne figurent que pour tenir en éveil l'esprit d'un petit tapageur en attendant que le sommeil vienne fermer ses paupières. ‘Il ne faut pas, dit avec jnstesse M. Champfleury, demander aux nourrices qui composent

ces chansons, autre chose que ce qu'elles peuvent donner ; ......dans l'amour qu'elles portent aux enfants, elles

trouvent de singulières associations de mots......qui frappent le nouveau-né et savent :udormir ses souffrances.”

Ces couplets se chantent en France, dans le Cambrésis, sur un air tout différent du nôtre.

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la, Tir la li- - ret- te, Des trom-pett's, Il yen au-

C'est Pinson avec Cendrouille Qui voudraient se marier ; Ils voudraient faire des noces, Mais n'ont pas de quoi manger.

Gai lon la Tire la lirette, Des trompettes Il yen aura.

Ils voudraient faire des noces,

Mais n’ont pas de quoi manger,

Ils voient venir un gros chien,

Dans sa gueule apporte un pain.

Gi lon la, etc.

Ils voient venir un gros chien,

Dans sa gueule apyorte nn pain.

De pain nous en avoais bien,

De viand’ nous n’en avons point, Gai lon la, etc.

De pain nous eu avons bien, De viand’ nous n’en avous point.

Ils voient venir un corbeau, Dans son bec est un gigot.

Gai lon la, etc.

Ils voient venir un corbeau,

Dans son bec est un gigot.

De viand’ nous en avor:s bien,

De vin nous n’en avons point.

Gui lon la, etc.

De viand’ nous en avons bien, De vin nous uen avons poirt.

Ils voient venir nn lapin,

Sur son dos, un’ tonn’ de vin.

Gai lon a, etc.

Ils voient venir un lapin,

Sur son dos un’ tonn’ de vin.

De vin nous en avons bien,

De danseus’s n en avons point, Gai lou la, ete.

De vin nous en avons bien, De danseus’s n’en avons poiut.

Ils voient venir un voisin, Une fille à chaque main.

Gai lon la, etc.

Ils voient venir un voisin,

Une fille à chaque main.

Des danseus’s en avons bien,

De violon n’en avons point, Gai lou la, etc.

Des danseus’s en avoss bien,

De violon n’en avons point,

Ils voieut veuir un gros rat,

Ua violon dessous son bras.

Gai lon la, etc.

Ils voient venir un gros rat,

Un violon dessous son bras,

—Entrez monsieur l’Arrivé:

Notre chatte est au grenier.

Gai lon la, etc.

Entrez, monsieur l’Arrivé:

Notre chatte est au grenier, La chatte entendit cela, A sauté dessus le rat.

Gai lon la, etc.

La chatte entendit ce'a, À sauté dessus le rat.

Le rat s’est mis à crier :

Voilà mot. violon cassé!

Gai lon la, etc.

Le rat s’est mis à crier:

Voilà mou violon cassé!

Quaud j'irai eu compagnée,

Un coup d’eau d’vi je prendrai, Gai lon la, etc.

Quand j'irai en compagnée, Un coup d’eau d'vi’ je prendrai, J’u’en donu’rai pas à cell’-1à Qui m'a cassé Les deux bras.

Gai lon la, Tire lu lirette, Des trompettes Il y en aura.

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qu

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A LA CLAIRE FONTAINE (Air recueilli par M l'abbé Marquis)

Le lecteur a déjà pu observer que, dans des chants qui semblent d’abord appartenir au mode mineur, le chanteur populaire fait tout à coup apparaître une seconde majeure entre le septième et le huitième degré de la gamme, détruisant ainsi la note sensible, et plaçant la mélodie dans le prernier ou le second mode de la tonalité ancienne. Or, ce qui arrive pour le mode mineur arrive aussi pour le mode mâjeur. Ainsi, dans la mélodie de la Claire Fontaine, que l’on va voir ci-après, et qui semble d’abord appartenir exclusivement au mode majeur, la note fu apparaissant naturelle, dans la dixième et dans la quatorzième mesure, la sensible disparaît par là mème, et le huitième mode de la tonalité ancienne se trouve parfaitement accusé.

On dirait, quelquefois, que le peu:le à horreur de la note sensible. Cela tient à des causes toutes naturelles que des musicistes distingués de ce siècle ont étudiées et

expliquées d'une manière irréfutable. (Voir les Remer-

ques générales, à la fin de ce volume.)

J'ai déjà dit que ces infractions aux règles de l’art moderne n’indiquent pas toujours l'ancienneté d’une inélodie Souvent il arrive qu’une chanson de la ville, toute fraîche composée, vieillit tout à cup de plusieurs siècles, grâce aux altérations qu'elle snbit en passant par des gosiers

compagnards. Chacun connaît cet air d'un vaudeville intitulé : Zes Canotiers de la Srine:

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