‹ Chansons populaires du Canada [microforme]Chapitre 118 sur 132 · QI · texte numérisé non relu

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Ceux de mes lecteurs qui ont visité la capitale de la Franee se rappellent sans doute avoir vu. sur la plare des Victoires, une statue équestre de Louis XIV, représentant le monarque avec un lambeau de vêtement sur le corps, et des sandales aux pieds. C’est un anachronisme de ce genre que faisait, bien à son insu, ma jeune chanteuse de l'Ile-Verte, en dépouillant de sa note sensible la mélodie toute moderne du vaudeville français.

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PERRETTE EST BIEN MALADE—CHEZ MON PÈRE YA TROIS lILLES

La chanson de Perrette étant chantée dans toutes nos campagnes, et par les gens du peuple, j'ai cru devoir lui donner place ici, mais j'avone que sa musique, aussi remarquable par sa distinction que par son caractère antique, semble accuser une origine peu populaire, Paroles et musique sont peut-être nées au milieu de ‘ ces prés fleuris qu'arrose la Seine,” dans Lutro la chantante elle-même, lors que l'école littéraire dite sentimentale peuplait le Louvre et Versaiiles de bergers et de bergères.

Dans tous les cas, les coujlets de Perrette est bien malade, de mème que ceux de Chez mon pèr ya trois filles, qui semblent en être une variante plus populaire, ne sont certainement pas canadiens. Les mots: aubide, musette, et tambour sont là pour le prouver, (1)

Chez mon père ya trois filles se chante sur la première

(1) Ilest important de remarquer que le peuple, en Canada, ne fait pas usage d'instruments à sons fixes, tels que la vielle et les différentes surtes de musettes ou cornemuses: le biniou, le bag-pipe, ete; que le violon est lo seul instrument dont se servent nos virtuoses campagnards ; et que, conséquemment, on ne saurait attribier aux exigences d'instruments à sons fixes le fait que nos chants populaires appartiennent presque exclusivement au genre d'atonique.

Le tambour, dont nos paysans ne font pas non plus usage, était autrefvis un instrument très en vogue en Canada, avant l’arrivée des blancs. On le regardait presque comme quelque chose de sacré, parce que les jongleurs s’en servaient toujours dans les chants qui accompagnaient leurs magies. C’est si bien le cas que les premiers missionnaires de la Nouvelle-France ne considéraient un sauvage bien converti que lorsque celui-ci avait brisé son tambour. Le Frère Gabriel Sagard dit, en parlant d’une coutume montagnaise: ‘%. ses …e 0000100000 vevcnenee .Je m'oubliais de parler des violons ou instruments musicaux

au sons desquels, & des chansons des deux chantres, tout le branle alloit &°

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