‹ Chansons populaires du Canada [microforme]Chapitre 39 sur 132 · VIVE NAPOLÉON · texte numérisé non relu

VIVE NAPOLÉON

‘# Comment, dit M. LaRue, passer sous silence cette chanson si belle, avec son air plein d’entrain, et que sait

par cœur tout Canadien qui, une fois dans sa vie seulement, a pris une rame ou un aviron.

‘“ Le refrain de cette chanson indiquerait une origine moderne ; maïs il a été changé. Autrefois on chantait & Vive le roi, vive le roi!” (Le Foyer Canadien, p. 355— année 1863.)

On chante cette chanson dans lAunis, en France, avec le refrain Vive Napoléon! que nous connaissons si bien et sur un air presque semblable au nôtre. Au lieu de Vive le roi! on y dit: Vive la loi! En Argoumoiset en Poitou, on chantait, sous le premier empire: À bas les royalistes, vive Napoléon!

Nos habitants disent toujours : * Vive le roi de la reine !” et évitent ainsi l'hiatts que commettent les citadins en disant : { le roi et la reine.”

SEE SERRE = IEEE Es

Quand j'é-tais chez mou pè- re, Gai, vi- ve le

LÈT Erpenre rer Es = j

a ch ET Hd roi | Quand j'é- -tais chez mon pè- re, Gai, vi- ve le

te ait

sen

Vi- ve De de

roll ss. Pe-

D mm

ESS roi de la rei-

ÉSSSEE ee po] bonnes fr end ti- te Jeau- ne- tou, vi- ve Île

ti- te J eanue- tou,

—=È HÉSSE

His —

ne.

pe - Le on!

(Pour les autres paroles, voir Quand j'étais chez mon père)

, d’ur

D'or

SI TU TE METS ANGUILLE — UN CANADIEN ERRANT d'ètr

| croi

Cette douce cantilène est connue de tout le monde, en table

Canada. Les couplets : Si tu te mets anguille, etc., ne sont L Chât

que des fragmenis assez altérés de la chanson : J'ai fait l'aute

une maitresse, que l’on verra plus loin. Le dernier vers : DEnT

trom)

Je me doun’rai à toi puisque tu n'aimes tant ! Les

devrait être séparé des vers qui précèdent par plusieurs de

couplets. C'est simplemert parce que ces couplets ont été de

cubliés que cette chanson, si poétique d’ailleurs, se ter- qu'il |

mine si sottement. Il ne fut jamais venu à l'esprit de nos si bier

braves habitants, qui n’ont jamais mis le pied au théâtre, vaux :

de fabriquer ce dénouement à la Fuvorite. certair je Mais cette ancienne poésie est presqu’entièrement ou- entend

bliée aujourd'hui. Elle a cédé la place à quelques strophes des Mo

composées, en 1842, par un étudiant du collége de Nicolet, n'aient

qui devait, plus tard, devenir un de nos littérateurs les plus distingués. Le Canadien errant de M. A. Gérin Lajoie, composé précisément au début des dures années d’exil des révoltés de 1837 et 1838, alors que tant d'honnêtes familles LE pleuraient l'absence de pauvres ‘“ Canadiens, bannis de 1 leurs foyers,” devint, en quelques mois seulement, ex-

Caire-a} McKen trranti

tèmement populaire.

Les mélodies du peuple possèdent eette qualité si rare d'unir à beaucoup de simplicité une expression véritable. D'ordinaire un compositeur n’est simple qu’à la condition d'être vide et plat. Aussi est-il plus difficile qu'on ne le croit généralement de composer une mélodie d'une véritable beauté et qui puisse se vulgariser parmi le peuple. Châteaubriand avait si bien compris cela que, comme

| l’auteur du Ganadien errant, il avait voulu choisir parmi des chansons populaires (celles de l'Auvergne, si je ne me

: trompe.) les airs de ses chants du Dernier Abencérage Les couplets de M. Lajoie, grâce à leur mérite et à leur actualité, mais grâce aussi à la vieille mélodie sur laquelle É ils se chantent, sont connus aujourd'hui partout où il y a té des Canadiens-français. Que l'auteur pénètre dans 1a forêt, T- qu'il y rencontre quelques-uns de ces défricheurs dont il a CS si bien su peindre l'existence et les rudes mais nobles trare, vaux ; qu'il parcoure les villes du Haut-Canada et même | certaines villes américaines voisines de nos frontières, il les entendra chanter partout. Il n’est pas jusqu'aux échos . des Montagnes-Rochenses et des rives du lac Ouinipeg qui ee n'aient répété cette touchante poésie. Mgr Faraud, vi- ) caire-apostolique d’Attabaska et du territoire de la rivière Le McKenzie, m'a dit avoir eutendu chanter Un Canadien

errant dans les plus lointaines missions du Nord-Ouest,

su |

pe rates nt Pantmimemmmier en = == N— — ER E SE Ze = ES

Par derrièr’ des ma taute Il lui ya- t-un é-

—— Sont eures +1 css memes ces

tang, Par derrière’ chez ma tante Il lui ya- % -uu Ne 8 -—-— = me pi Et er PS

tang. . Je me met- ‘trail au- nn. pr Je ‘dus V'é-

ZI Tan

931312 ===5= Z2:—=|=, —=Ss—2-)—9 —

La PT mes ÉE=SEbE

tang, Jememet- trai an- guille, Auguil-le dans l'é-

Par derrièr” chez ma tante (bis) Il lui ya-t-un étaug....

Je me mettrai anguille, .

Anguille daus l'étang. è (bis —S$i tu te mets anguille, :

Anguille dans l'étang, (bis) Je me mettrai pêcheur : (bis) Je t’aurai en pêéchant.

—Si tu te mets pêcheur (bis) Pour m'avoir en pêchant,

Je me mettrai allouette, (bis) Allouette dans les champs.

—Si tu te mets allouette, (bis) Allouette daus les champs,

Je me mettrai chasseur : (bis) Jet'aurai en chassant.

—S$i tu te mets chasseur (bis) Pour m'avoir en chassant,

Je me mettrai nonnette (bis) Nonunett’ dans un couvent.

—Sitite mets nonnette A Nouvett’ dans un couvent. (bis)

Je me mettrai prêcheur : ñ Je L’aurai en préchant, ê (bis)

—$i tu te mets précheur ñ Pour m'avoir en prêchant, (bis) Je me donn’rai à toi ; Puisque tu m'aimes tant ! (bis)

Un canadien errant, ,.

Bauni de ses foyers, (bis)

Parcourait en pleurant , Des pays étrangers. (bis)

Un jour, triste et pensif, ñ Assis au bord des flots, (bis)

Au courant fugitif :

Il adressa ces mots : (bis)

‘t Situ vois mon pays, : (bis) Mon pays malheureux, :

Va, dis à mes amis (bis) Que je me souviens d'eux.

0 jours si pleins d’'appas, .

Vous êtes disparus, ....... (bis) Et ma patrie, hélas! (bis)

Je ne la verrai plus! ({

“ Non, mais en expirant, (bis) O mon cher Canada!

‘6 Mon regard languisant (bis Vers toi se portera. .… ? ( (018)

UNE PERDRIOLE

Le lecteur n’a pas besoin d’être averti que ceci est une chanson pour endormir les enfants. Après le dixième

couplet rien n'empêche d’en improviser d’autres et de se

rendre ainsi jusqu'au trente-unième jour de mai. Si après O

cela l'enfant ne dort pas, il est inutile de songer aux ‘€ L

: prises de laudanum ou aux gouttes de Trésor des nourrices, ajou | rien n’y fera. :

On chante aussi cette chanson en France, (Voir les Chants

el chansons populaires du Cambrésis, recueillis et annotés puis

par MM. A. Durieux et A. Bruyelle, page 125)

Premier couplet.

“ Le quoi «

le hs t— SES DES = ==

pnayeteees Pméerés ifenie ee —— ——

jour de maique barrii-je à ma

$——-—-— eg © = —

nis ( Le premier jour de mai que ae àn ina

ge — —— ADM PE Date Geste po nt jouent non fu = == al Es |==2— | mie ? —U-ne per- dri- o- 6 Qui vient, qui

(L == — 7" = ans ef Dem Eee ji Rs Poe VX 4 ces :

À a trième va, qui vo- le, U- ne perdri- o- le, Qui ) FIN. elc., et

ND ot pt De Mntrmeent Cf Penmrmgrenns farseremenre ! lscmaos les cou ire | D — a | a SR RE * TRI Ro St nés Aer au qu’au nl

vo- le dansceg bois.

ine me e se près aux

ices,

hanis

notés

VARIANTE

dE

à ma mie- - e.

pre-mier jour de inai, Que donu'rui-je

Deuxième couplet.

On répète la première partie (lettre A), mais on dit : & Le second jour de mai que barrai-je à ma mie ?” et on ajoute :

CR — SRE

Deux tour-te- rel- les,

puis on reprend : “ Une perdriole, etc.” au signe #..

Troisième couplet.

Reprise de la première partie (lettre A) avec les paroles : & Le troisième jour de mai que barrai-je à ma mie ?” après quoi on chante :

Trois rats des bois.

Puis on récapitule les deuxième et premier couplets : Deux tourterciies, Uue perdriole, etc.

On continue ainsi en disant successivement : le quatrième, le cinquième, le sixième, le septième jour de mai, etc., et après chaque couplet nouveau on récapitule tous les couplets qui précèdent, depuis le dernier chanté jusqu'au premier. |

Quatrième couplet.

ptet pnnl prammans jucn =8— 2

ee ee ee mg me me ee

CU Quatr’ ca- nards vo- laut en l'ai-re,

Trois rats des bois, Deux tourterelles, Une perdriole, etc.

Cinquième couplet,

d D PS,

A Pr en rem Po en ; == RERSESSSS- % Cinq la- pius grat- taut la ter-re.

Quatr’ canards volant en l’aire, Trois rats des bois,

Deux tourterelles, Une perdriole, ete,

Sixième couplet.

chieus cou- rant,.

Cinq lapins grattaut la terre, Quatr” cauards volant en l’aire, Trois rats des bois,

Deux tourterelles, Une perdriole, etc.

Septième couplet.

à nt à ns

FLE me — Le Sept vach'sà lai

Six chiens courant,

Cinq lapins grattant la terre, Quai canards volun’ 5n l'aire, Trois rats des bois,

Deux tourterelles,

Uue perdriole, ete.

Huitième couplet.

Huit mou- tons a- vecleur lai- ne.

Sept vach's à lait,

Six chiens courant,

Cinq lapins grattant la terre, Quatr’ cinards volant en l’uire, Trois rats des bois,

Deux tourterelles,

Une perdriole, etc,

Neuvième couplet.

ZZS—29=-

eufche- vaux a- vecleurs sel- les,

Huit moutons avec leur laine, Sept vach’s à lait,

Six chiens courant,

Cinq lapins grattant la terre, Quatr' cunards volant en l'aire, Trois rats des bois,

Denx tourterelles,

Une perdriole, ete,

Dixième couplet.

is, qu Po

mr: EE

Dix

veaux bien Fa

Page 1