FENDEZ LE BOIS, CHAUFFEZ LE FOUR
e im I!:
Beaumarchais a dit quelque part : “ Ce qui ne vaut pas la peine d'être dit on le chante” Assuïé:nent les ecuplets qui suivent justifient parfaitement cet axiôme ; cependant, la petite mélodie qui les accompagne est si délicate, si belle, qu'elle leur prête une certaine poésie. Je me sou-
4 viens que lorsque, tout enfant, j'entendais chanter ces À LE deux vers, par une pure et douce voix de femme : Font: Tous mes parents venaient m°y voir ;
Celui que j'aime ne vient pas...
pape J'éprouvais un sentiment de mélauco:ic d'un charme indé. lil finissable. Tant il est vrai que le vers le plus ordinaire
peut faire jaillir les larmes lorsqu'il est ennobli par une
mélodie distinguée ou même par les simples accents d’une
triste et naive cantilène populaire.
JAIEE e Des variantes de cette chanson se chantent dans le Cam. HE brésis, la Saintonge, l’Aunis et l’'Angoumoïis. Les airs ne
ressemblent pas aux nôtres.
ZE TLC —
Der- rièr chez nous ya champ
de pois,
mn + ee ee otamateepetmenens les = enœms cne anse es ee
Das Et PE Eene-er nie Soir Inepaoae onereor uen) fer Montre et me een Dmascp-taniemnr mt
De ==22-|- ee ne
Derrièr’ chez nous ya champ de pois : J’eu cucil-lis deux, j'en
ndéaire une
"une
amrs ne
mau-geai trois Feu-dez lo Luis,
ec ot ou on 0 À 00 fee cm 00 onu ot ot it moe mc cn
Dormez la belle, il
chaut-fez le four,
1 Reprise de la derntère partie à volonté,
u'est point jour,
Derrièr chez nous, va champ de pois : (bis) J'eu cueillis deux, j'en mangeai trois.
Feudez le bois, chauffez le four,
Dormez la belle, il n'est point jour.
J'en cueillis deux, j'en mangeui trois ; (big) J'en fus malade, au lit, trois mois, Fendez le bois, etc.
J'en fus malade, au lit, trois mois ; (bis) Tous mes parents venuient in’y voir.
Fendez le baïis, ete.
Tous mes parents venaient m'y voir; (bts) Celui que j'aime ne vient pas.
Fendez le bois, etc.
Celui que j'aime ne vient pas... .(bis) Je l'aperçois venir là-bas.
Fendez le bois, chauffez le four, Dormez la belle, il n’est point jour,
MON PÈRE AVAIT UN BEAU CHAMP DE POIS (Air recueilli par M. l'abbé C. H. Laverdière)
Voici encore un type de mélodie populaire. Je ne la connaissais pas avant qu'elle me fût passée par M. Laverdière, mais en jetant les yeux sur cette musique je me suis aussitôt rappelé les chants monotones et mélancoliques, mème dans leur gaîté, d'une bonne vieille femme, que je voyais souvent dans mon enfance, et qui, du matin au ‘soir, faisait tourner son rouet en fredonnant à demi-voix les chansons du temps passé.
Cette mélodie a élé recueillie dans la côte de Buaupré.
champ de pois,
ES SE ES — me E3S:
sf s-=3-
mau- gis trois. D'où ve- nez- vous, bel- le?
bel- le?
* Doux,ve-nez vous promm'ner a- vec moi.
Mou père avait un beau champ de pois.
Doux, venez vous promm'ner avec moi, J'en cueillu deux, j'en maugis trois, D'où venez-vous, belle ?
Doux, venez vous promm'ner ; D'où venez-vous, belle?
Doux, venez vous promm'ner avec moi,
(Poar les antres paroles, voir Fendez le bois, chaufes le four)