C’EST LE BON VIN QUI DANSE
Toutes ces rondes nous viennent de France. Celle-ci, où il est question de vin et de raisin, laisse deviner facilement son origine étrangère. Il n’en serait pas ainsi s’il n’y était question que de vin seulement. Nos paysans ne font pas usage de vin, il est vrai, mais comme, dans les chansons qui nous viennent de France, ce mot vin revient très souvent, ils l’emploient, à leur tour, dans les chansons qu’ils composent eux-mêmes ; ainsi, il y a dans Le p’tit bois (Mail :
Du vin dans ma bouteille J’en ai ben quand je veux...
mais ils n’emploient ce mot que comme terme générique et plus poétique pour indiquer toute espèce de liqueur forte.
La mélodie de cette ronde est très bien. Ces deux parties alternantes, dont l’une grave et l’autre élevée, rappellent la formule psalmodique du « huitième ton », bien connue de tous nos chantres d’église, et indiquée GG dans les vespéraux en usage dans la province.
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Ce n’est point du rai - - sin pour. - ri.
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C’est le bon vin qui dan - - se ! C’est le bon
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vin qui danse i - - ci, C’est le bon vin qui
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dan - - se.
Ce n’est point du raisin pourri,
C’est le bon vin qui danse ici !
C’est le bon vin qui danse,
C’est le bon vin qui danse.
Pass’ par ici-t-et moi par là,
Ce n’est point de mes amourettes ?
Ce n’est point de mes amourett’ ici,
Ce n’est point de mes amourettes.