LJ L
(ft
ca - pi - taine, Et Fran - çois, le Gros, mar - chand ; E-
-Je. -iî . M.... gT, â - i 5 - - Fri -
^ - & r -- r jr l I ? « 'b —
douard y porte en - sei - gne, Au bout du ré - gi-
ment.
Qui veut savoir la liste Des ivrogn’ à présent ?
C’est dans le P’tit bois dT Aille Yen a-t-un régiment ;
Et moi le capitaine,
Et François le Gros, marchand ; Édouard y porte enseigne Au bout du régiment.
Par un dimanche au soir M’en allant promener.
Et moi et puis François,
Tous deux de compagnée,
Chez le bonhomm’ Gauthier Nous avons ’té veiller ;
Je vais vous raconter Le tour qui m’est arrivé.
J’y allumai ma pipe Comm’ c’était la façon,
Disant quelques paroles Aux gens de la maison.
Je dis à Délima :
— Me permettriez-vous De m’éloigner des autres Pour m’approcher de vous ?
— Ah ! oui, vraiment, dit-elle,
Avec un grand plaisir.
Tu es venu ce soir
C’est seul’ment pour en rire :
Tu es trop infidèle Pour me parler d’amour ;
T’as ta p’tit Jérémie Que tu aimes toujours.
Revenons au bonhomme Qu’est dans son lit couché,
Criant à haute voix :
« — Lima, va te coucher !
Les gens de la campagne,
Des ville’ et des faubourgs,
Retirez-vous d’icite Car il fait bientôt jour » !
J’n’attends pas qu’on me l’dise Pour la seconde fois,
Et je dis à François :
T’en viens-tu quand et moi (avec m*i) ? Bonsoir ma Délima,
Je file mon chemin !
Je m’en allais nu-tête.
Mon chapeau à la main.
Va t’en faire tes plaintes A monsieur le curé ;
Dis-lui que sa paroisse Est tout bouleversée ;
Dis-lui que sa paroisse Est sens dessus dessous,
Que dans le P’tit bois d’Aille On n’y voit qu’des gens soûls.
On dit que je suis fier, Ivrogne et paresseux.
Du vin dans ma bouteille J’en ai ben quand je veux ; On ne voit point de graisse Figer sur mon capot ;
Il est toujours ben net-te Quoiqu’il ne soit pas beau.