NOUS ÉTIONS TROIS CAPITAINES
!~7Une des chansons favorites des élèves du collège de Nicolet, — du moins, autrefois. Elle n’était jamais oubliée dans les jours de liesse, mais surtout au retour des longues promenades du jeudi.
Pourquoi ces couplets si gais se chantent-ils dans le
mode mineur ? « Dans tous les pays, a dit Châteaubriand, le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs ».
Les reprises en chœur.
Nous é - tions trois ca - pi - tai - - aes,
Nous é - - - tions trois ca- pi - tai - - nés De ta
Eh . . =
guer - re re - ve - nant, Bra - ve, bra - - ve, De ta
ot
si'
guer - re re - ve - nant Bra- ve - ment.
Nous étions trois capitaines (bis)
De la guerre revenant,
Brave, brave,
De la guerre revenant Bravement.
Nous entrâm’s dans une auberge : (bis) — Hôtesse, as-tu du vin blanc ?
Brave, brave,
Hôtesse, as-tu du vin blanc ?
Bravement.
Oui, vraiment, nous dit l’hôtesse ; (bis) J’en ai du rouge et du blanc,
Brave, brave,
J’en ai du rouge et du blanc, Bravement.
Hôtes’, tire-nous chopine, (bis) Chopinette de vin blanc.
Brave, brave,
Chiponette de vin blanc,
Bravement.
Quand la chopine fut bue, (bis)
Nous tirâm’s trois écus blancs,
Brave, brave.
Nous tirâm’s trois écus blancs, Bravement.
— Grand merci ! nous dit l’hôtesse, (bis) Revenez-y donc souvent,
Brave, brave,
Revenez-y donc souvent,
Bravement.