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Chansons populaires du Vivarais

En 1852, M. Fortoul, ministre de l'Instruction publique, avait eu l'intention d'élever un monument au « génie anonyme et poétique du peuple » (i) en faisant publier les Chants populaires de la France. Un rapport adressé par lui, à cet égard, au Président de la République, fut suivi d'un décret conforme en date du 13 septembre 1852.

Cinq jours après avoir obtenu le décret qui prescrivait de rechercher dans toutes les provinces de France, les chansons réellement populaires qui vivent encore, que les bergers chantent dans leur solitude, que les conscrits entonnent à l'époque du tirage au sort, que les grand'méres murmurent en faisant virer le fuseau, que l'on reprend en chœur dansles longues veillées d'hiver, M. Fortoul adressait aux inspecteurs de l'enseignement primaire et aux recteurs d'académie, une circulaire leur enjoignant de réunir tous les chants qu'ils pourraient se procurer et de les adresser au comité de la langue, de l'histoire et des arts de la France siégeant au ministère de l'instruction publique. Une somme spéciale devait être affectée à cet objet ; l'article 4 du décret du 13 septembre 1852 était ainsi conçu : (( 11 sera prélevé sur les chapitres XXXIV du budget de l'instruction publique et des cultes, la somme nécessaire pour les travauxpréparatoires de cette publication, m On ne négligeait pas les moyens de stimuler le /éle des investigateurs et l'article 5 disait : « Une médaille commémorative sera décernée, sur la proposition du comité de la langue, de l'histoire et des arts de la France, aux personnes qui auront le plus contribué par leurs recherches et leurs documents à enrichircette collection. »

(i) Paroles de M. Fortoul dans la séance du 8 nnvtmbrc i><s-' du cmniii. dt. s la langue, de l'histoire et des arts de la France.

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