‹ Chansons populairesChapitre 11 sur 89 · AU COIN DU FEU · texte numérisé non relu

AU COIN DU FEU

Déjà r hiver rappelle Nos-iiéputés errants, £t la troupe nouvelle Des écoliers bruyants.

Les beautés voyageuses Et les chastes baigneuses...

Au coin du feu,

Causons un peu.

Causons de toute chose, De nos anciens amis, D'arts, de vers et de prose.

Et de plaisirs permis ; Des beaux jours de la vie Et de philosophie...

Au coin du feu ,

Causons un peu.

Tenons-nous sur nos gardes :

Pas d'avocats taquins.

Pas de femmes bavardes.

De vieux républicains!

24 GUSTAVE XADAUD.

Braillards de toute sorte, Battez-vous à la porte ! . . .

Au coin du feu,

Causons un peu.

Lâchons nos épigrammes, Sans crier sur les toits; Des maris et des femmes Causons à demi-voix :

Des absents, des absentes, De nos gloires récentes...

Au coin du feu,

Causons un peu.

Dans son erreur profonde , Si quelque esprit malsain Veut réformer le monde Qui fuit son médecin, Dans son docte système Qu'il s'embrouille lui-même.

Au coin du feu, Causons un peu.

Des hommes de génie Qu'on sifûe injustement.

Soulageons l'agonie Par quelque mot clément; Sans trop de médisance , De leur impertinence , Au coin du feu.

Causons un peu.

Si cela nous ennuie, Revenons aux vivants, Et causons de la pluie, Des brouillards et des vents- De l'hiver monotone, Et des feuilles d'automne...

Au coin du feu,

Causons un peu.

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