LA FEMME DE L'IVROGNE
Triste et dolente, c'est la femme du tambour Elle s'en va de taverne en taverne
Y chercher son mari La hi là
Avec une lanterne,
— Bonsoir ivrogne, pilier de cabaret, Tu es ici à faire bonne chère
Moi et mes pauvres enfants
La hi là Nous somm's dans la misère.
— Va-t'en ma femme consoler tes enfants ! Je suis ici caressant la bouteille
Et je ne prétends pas
La hi là Que personne ne m'y gronde.
Elle s'en va tout en pleurant
— Pleurez, enfants, le sort de votre père,
Si cela dure longtemps
La hi là Vous n'aurez plus de mère.
— Si notre père est libertin S'il fait la rlbotte sans cesse
Quand nous serons grands
La hi là Nous en fei'ons autant.
La mère prit un gros bâton Sur ses enfants elle donne :
— Je vous ferai bien voir La hi là
S'il vous faut être ivrognes.