LA FEMME QUI BAT SON MARI
En revenant de la foire, De la foire de mon pays, J'ai renconti-é z'une femme Qui battait bien son mari :
Tu ris, tu ris bergère,
Ma bergère tu ris !
J'ai rencontré z'une femme Qui battait bien son mari.
Je lui dis : — « Méchante femme, Pourquoi le bats-tu z'ainsi ? »
Tu ris, etc.
— Je le bats, je le veux battre Parc'qu'il fait de moi mépris, Il s'en va tout par la ville Disant que j'ai des favoris.
Tu ris, etc.
Oui j'en ai et bin ! quand même Le vieillard en vaut-il pis ?
Au diable les sottes bêtes.
Sottes bêtes de maris.
Tu ris, etc.
Qui sont jaloux de leur femme, Pourquoi donc en ont-ils pris?
Je voudrais que tous les vieux hommes Soient de bons chapons rôtis.
Tu ris, etc.
Et que tout's les vieilles femmes
Soient des cailles et des perdrix, [
Et que tout's les jeunes filles l
Soient mariées à leur plaisi. ii
Tu ris, etc.
Y en a dans la compagnie Qui ne diraient pas nenni.
Si vous les voulez connaître Regardez celle qui rit.
Tu ris, tu ris bergère,
Ma bersfère tu ris.