‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 116 sur 171 · LA FEMME QUI BAT SON MARI · texte numérisé non relu

LA FEMME QUI BAT SON MARI

En revenant de la foire, De la foire de mon pays, J'ai renconti-é z'une femme Qui battait bien son mari :

Tu ris, tu ris bergère,

Ma bergère tu ris !

J'ai rencontré z'une femme Qui battait bien son mari.

Je lui dis : — « Méchante femme, Pourquoi le bats-tu z'ainsi ? »

Tu ris, etc.

— Je le bats, je le veux battre Parc'qu'il fait de moi mépris, Il s'en va tout par la ville Disant que j'ai des favoris.

Tu ris, etc.

Oui j'en ai et bin ! quand même Le vieillard en vaut-il pis ?

Au diable les sottes bêtes.

Sottes bêtes de maris.

Tu ris, etc.

Qui sont jaloux de leur femme, Pourquoi donc en ont-ils pris?

Je voudrais que tous les vieux hommes Soient de bons chapons rôtis.

Tu ris, etc.

Et que tout's les vieilles femmes

Soient des cailles et des perdrix, [

Et que tout's les jeunes filles l

Soient mariées à leur plaisi. ii

Tu ris, etc.

Y en a dans la compagnie Qui ne diraient pas nenni.

Si vous les voulez connaître Regardez celle qui rit.

Tu ris, tu ris bergère,

Ma bersfère tu ris.

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