LA FILLE QUI SUIT SON AMANT A LA GUERRE
C'est un jeune cadet Qui s'en va t'a la guerre.
S'en va dire à sa maîtresse, Mie viens donc avec moi.
Je te promets, je t'assure Que je n'aimerai que toi.
Pour aller à l'armée,
Jeune cadet je n'ose.
J'ai une vieille mère
Qui me cause la mort au cœur.
Me dit que toutes les filles
Qui vont à la guerre
Y perdent leur honneur.
Oh ! tu ne le perdras pas (bis)
La petite que j'aime,
Je t'y donnerai ma ceinture,
Mon habit à trois boutons,
Mon chapeau couvert de plumes.
Retapé comme un dragon.
Nous voilà tous deux partis.
A l'hôtel de la ville
L'hôtesse la regarde d'un air souriant,
Vous m'y paraissez mieux à votre mine
Une fille qu'un garçon.
— Une fille je ne suis pas, L'hôtesse je vous prie.
Je suis garçon d'noblesse.
Fils de riche maison.
J'ai quitté ma province Pour aller en garnison.
— Allons, si vous êtes garçon, Versez donc la bouteille.
Il tenait les deux pieds sous la table.
Le verre à la main.
Versant la bouteille
Et dispensant son argent.