L'EMBARQUEMENT DE MARION
Lent.
Ma - ri - on s'y pro - mè - ne le long de son jar-
din Le long de son jar - diu sur k- bord de la
Fran - ce j^^ Le long de son jar - din sur le bord de l'eau
Elle voit une barque
De trente matelots,
De trente matelots,
Sur le bord de la France (1),
De trente matelots,
Sur le bord de l'eau.
Le plus jeune des trente Il se mit à chanter, etc.
— Ta chanson est si belle Je voudrais la savoir, etc.
Entrez dedans ma barque, Nous vous l'apprenderons, etc.
Quand ell' fut dans la barque, Le pied lui a glissé, etc.
Elle tomba par terre
Et perdit son soulier, etc.
— Ne pleurez pas la belle, Nous vous le renderons, etc.
La belle fut joyeuse Et se mit à chanter, Eir se mit à chanter Sur le bord de la France, EU' se mit à chanter Sur le bord de l'eau.
(1) C'est peut-être de la Rance qu'il faudrait dire (près Saint-Malo), cette chanson se rencontrant également en Bretagne.
LE MORT PENDU *l).
Allegretto.
fk — ±~T — 1 — i —
Mon hou - mou
est
bin
la - dou
mi m)
Mon hou -mou est bin ma - la
- dou
Bui ma - la
- dou
si
dans
lit dzme
frin - gou dzme
dzin
ml ml
Bin ma - la - dou dans son lit dzme frin - çrou de
M'enveilli tzatzé n'a pouma (bis) N'a pouma du Pérédis Dz'me fringou etc.
Dzé mis quarante ans pou y allé {bis} Quarante ans pou m'en r'veni Dze m' fringou etc.
Quand dze fi su la grand cola {bis) Dz'entendis souné pou li Dzm' fringou etc.
Quand dze fi su nota poutscha (bis) On veniév' de l'ensev'li Dze m'fringou etc.
Ai me fé bin ma d'ma téla (bis) De mon gremicha de fi Dze m'fringou etc.
(1) Ce patois est de la montagne du Doubs et aussi du Jura.
Quand dz'eu dit un de profundis (bis) Dz'pris mes cesios dzou l'décousis Dzm' fringou etc.
Dze lou pris pou la tignasse [bis] Dz'lou trainis à mon coutclii Dzme fringou etc.
Dze lou pendis à on tzénou (bis) I semblév' on crucifix Dzme fringou etc.
Tout lou mondou que pessève (bis) Didgève on pater pou li Dzme fringou etc.
Traduction.
Mon homme est bien malade Bien malade dans son lit.
Il m'a envoyé chercher une pomme Une pomme du Paradis.
Pai mis quarante ans pour aller Quarante ans pour revenir.
Quand je fus sur la grande côte J'entendis sonner pour lui.
Quand je fus sur notre porte On venait de l'ensevelir.
Je regrettais bien ma toile Et mon peloton de fil.
Quand j'eus dit un de profundis
Je pris mes ciseaux et je le décousis.
Je le pris par la tignasse Je le trainai à mon jardin.
Je l'ai pendu à un chêne Il ressemblait à un crucifix.
Tous les gens qui passaient Disaient un pater pour lui.