L'ÉCOLIER DE L'EULALIE
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C'est lE - co - lie d'ci lo Lu - lie qu'ot d'inou-
-e=s=ir
rai 0 Saint - Mo - ri
n'vot
rou de - mou-
Hr-1 h
i^Et
rai Mais c'est que la bein ou - vrai il
bat - tu lais bous - sus I lyan co - tra cent é
Lais prêtres, Vitte et Bailly
Sont allais à Pontalie
Pou les cudie arrandgie.
Mais les artchies n'veuillant pais
I vLidraient teri l'Ecolie
Pou lou fare à ganguillie.
Les hutchets y sont verus Qu'n'y ant laissie n'fretu n'bretu Car i-zant bin tout vadgie D'jiisqu'ais ecouell's et cullies Car i-zai!t liin tout scellai D'JLisqu'au baquet pesseret.
(1) Cette vieille chanson, en patois de Pontarlier, fait allusion à un événement au sujet duquel il nous a été impossible d'avoir des renseignements.
La Dzillie y est allai Qu'bruttelait qu'on pout de grus.
— Ah ! compère qu'ai ve fait Ve n'êtes pais ma foutu.
Ves ai battu les boussus, Ves en côtra cent écus.
— Ah ! coumère te m'aiderai
0 m'défaire de ctu p'tet vé
1 ne voué ran de tout çan I les voui payie comptant, Ces hutchets de Pontalie Qu'sont lodje fourrais pà ci.
Les artchies y sont r'tournai Pou lou cudie rattrapai.
Mais i n'sont pais verus pre tôt, I zant eteu lou nez de bos.
Fouyaient a mont lou bo d'Mourvé Que foiraient comme un p'tet vé.
Qui a composai c'ta tsançon C'est Dzan Liaudou RuffiUon, En moudgeant du bon lassé.
Et Dzan Liaudou Pettavey En sayant lou pré Djoumet Qu'n'y fassait ne tça ne fred.
Traduction.
C'est l'écolier de chez l'Eulalie
Qui a demeuré à Saint-Maurice.
Il n'y a guère demeuré,
Mais il a bien travaillé ;
Il a battu les bossus,
Il lui en coûtera cent écus.
Les prêtres, Yitte et Bailly
Sont allés à Pontarlier,
Dans l'espoir de les arranger.
Mais les archers ne le veulent pas,
Ils voudraient tenir l'écolier
Pour le faire ganrjuiller (le faire pendre).
Les huiss'ers y sont venus.
Ils n'y ont laissé ni foute ni branle, Us ont bien tout saisi Jusqu'aux écuelles et cuillers Ils ont tout mis sous les scellés Jusqu'au baquet à pisser.
La femme de Gilley (1) y est allée
Elle bouillait comme un pot de grus (2).
— Ah ! compère qu'avez-vous fait ?
Vous n'êtes pas mal foutu.
Vous avez battu les bossus, Vous en êtes pour cent écus.
— Ah ! commère aide-moi
A me défaire de ce petit veau.
Je ne veux rien de tout ceci.
Je veux les payer comptant Ces huissiers de Pontarlier Qui sont toujours fourrés ici.
Les archers y sont revenus
Dans l'espoir de le rattraper.
Mais ils ne sont pas veniis assez tôt,
Ils ont eu le nez de bois.
Il n'écoliei') s'enfuyait à la montée du bois de Mourvé
En foirant comme un petit veau.
(1) Commune de Montbenoit.
(2) Gruaux d'orge.
Qui a composé cette chanson ?
C'est Jean-Claude Ruffillon, En mangeant du bon lait; Et Jean-Claude Peltavey, En fauchant le pré Joumey, Qu'il ne faisait ni chaud ni froid.