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. \ec son a . me: Pa . ris, Pa . ris, vil.
. le d i. ni.qui . te! Toi que j ai . mais, Pa .
LA MADELEINE
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. ris, lumas quit .le. T vas pe.rirdanslesang
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ffil 1 !,
el la flamme. Pi . tie, Sei . gneur,
dil .u.nevoixdft fenime. Sei . gneur, ne
reconnais-lu pas Cel .Je qui fut la Ma. de .
- .lei. ne. Deipuis deux.mi]le ans que je pei. ne,
Mon coeur est las^ MOD coeur est las!
214 LA MADELEINE
Sur la colline, oil dort le Sacre-Coeur, Le Christ errant vint pleurer sa douleur.
II gemissait en voyant Notre-Dame Dresser au ciel ses tours avec son ame.
Paris, Paris, ville d iniquite !
Toi que j aimais, Paris, tu m as quitte.
Tu vas pcrir dans le sang et la flamme. - Pitie, Seigneur, dit une voix dc femme.
Seigneur, ne reconnais-tu pas Celle qui fut la Madeleine?
Depuis deux mille ans que je peine, Mon cceur est las.
Toi, Madeleine, est-il possible, helas!
Pauvre et si vieille en un corps triste et las !
Toi, ces cheveux? Toi, ces yeux? Toi, ces levres? Toi, ces peches sanglotant sous les fievres ? -
LA MADELEINE
Ainsi m ont faite, 6 Seigneur, tes directions. Voici mes pieds plus meurlris que les ticns;
Voici mon cceur oil s appuyait la tele; Voici mon corps fletri par ta conqu^te.
Seigneur, ne reconnais-tu p;is Celle qui fut la Madeleine?
Depuis deux mille ans que je pcine, Mon cceur csl. las.
Que n allais-lu dans mes cloitres fermrs?
On n y recoit qur drs corps bieu J amrs! -
Que n allais-tu prior dans mes eidiscs? - Par les grandeurs toutes places sont prises!
Que faisais-lu dans les bras des bourgeois? - Mes bras faisaient le geste de ta croix.
II fallait faire actc de repentance
Aux pauvres gens tout acte est penitence !
Seigneur, ne reconnais-tu pas Celle qui i ut la Madeleine?
Depuis deux mille ans que je peine, Mon cceur est las.
216 LA MADELEINE
Mais tes enfants que sont-ils devrr.ns?
Dans la Douleur jiarlis situt vcnus. -
Ne pouvais-lu les tenir en litee? -
Ta mere, a toi, pourquoi l as-tu quitted!
G est que j allais vers nion Pere el ma Fin. - C est qu ils n avaicnt eux ni pere, ni pain.
Le Christ se tut. Sous le haillon dc laine, Jesus baisa les pieds de Madeleine.
Seigneur, ne reconnais-tu pas Gelle qui fut la Madeleine?
Depuis deux mille ans que je peine, Mon coeur est las.
A Jules Bois, Leopold Lacour et Charles Beauquier.
Une femme chante :
Allegretto vivace
J) > J) I b J
Monsieur Chaumelte auClubpla..
.rail Ce pro.pos de ca.li . bre:Est-iJ lit .
. te, ce Condor . eel, Qui veul la fenime li . bre!
Mo . liere a. vait cent fois rai . son, La fa - ri .don.
. dai . ne, La ( ;> . ri don*.d.on. Qn el-le In.
-co. le! Ca suf.fit. Bi . ri . bi A la fa .
. vo
..con de Bar - ba . ne, Mon a
mi
Monsieur Chaumette au club langait
Ce propos de calibre :
Est-il bete ce Condorcet
Hui veut la femme libre !
Moliere av;iil ecu I. I ois r;iison, La fariduiid.-iinc. l;i r.-tridnndon, Qu cllc trirnte! Qa sul lil
Birihi.
A la fac on de Barbari, Mon ami.
Bonaparte qui vinl apivs,
Leur lit ce monologue :
Toute femme instruite, a peu pros,
N est qu une ideologue.
II faut la mettre a Charenton, La 1 aridondainc, la faridondon, Qu cllc I .-ibrique des consents!
* Birilii,
A la facon de Barbari, Mon ami.
Eii qiiarantc-liuit, on rcparla, - II faut bien quo Ton cause ; 1 uisque nous y sommes. procla-
Proclamons quelque chose :
Les droits cle la fcmme! Allons done!
La faridondaine, la faridondon, Les drolls do 1 hommc, c,a sul lit !
Biribi,
A la facon de Barbari., Mon ;
En dix-neuf cent, nos bons bourgeois
Remontent sur la table :
Mesdarnes, vous avcz des drolls,
Ca, c est incontestable.
Mais quant a 1 applicalion, La faridondaine, la faridondon, N en parlous pas pour aujourd hui !
Biribi,
A la fac,on de Barbari, Mon ami
(( Vous travaillez, c est entendu.
Vous merilez salaire.
Travailler n est pas dcl milii
A la femme. Au conlnurr!
Mais Ic salaire, qu cn fait-on?
La faridondaine, la rari<l<mil<ni, Co sera pour volrc niari
Biribi,
A la fa?on de Barbari, Mon ami.
Vous voulez le droit conjugal
R6ciproque en menage.
Vous reclamez le droit legal
De porter tcmoignage.
La Chambre 1 accorde. G est bon, La faridondaine, la faridondon, Mais le Senat repond : Nenni !
Biribi,
A la fa^on de Barbari, Mon ami.
Vous reclamez centre un brevet
. Une place ou tout comme.
Parbleu ! si ma tante en avait,
Elle serait un homme.
L homme est roi. Pour lui tout est bon, La faridondaine, la faridondon, Excepte" les cnfants qu il fit
Biri 1 1 i .
A la facon de Barbari, Mon ami.
Enfm, mesdames, A oulez-vous Trancher tous ces problemes ?
Ne comptez jamais (entre nous), Jamais que sur vous-memes !
Portez culotte sans facon,
L;.i 1 aridondaine, la faridondon.
Portez le bonnet rouge aussi !
Biribi.
m de B< Mon ami.
A la fa<;on de Barbari,
.1 Leon Daudet.
Un proscrit chantc
Allegretto
Coij rou.ge,ausommet du clo.
cher.
Quevois-tu dans 1 immen . se
Moderate ^JG/J lointaine)
P C u f , jj ^-
<-
^ttfcT
3=fc
plai . ne? Je \oistouslesmoulonssans lai.ne Con.
duits par leur patre aubou - cher. Coq
I P.iur finir - I - fs 1
rou.ge! Coq rou.ge! Coq rou.ge!
Coq rouge, au sommet du clochrr.
Que vois-tu dans 1 immense plainc?
Je vois tous les moutons sans laine Conduits par leur patre au boucher.
Coq rouge, au sonimrl du clocluT, Que vois-tu duns 1 iinmense ville? - Je vois un vil troupeau servile Donl chacun veut etre porcher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Que vois-tu sur la grande place?
Je vois la vierge qu on enlace D une corde, avant le bucher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Que vois-tu dans la grande usine?
Je vois des femmes en gesino Qui n ont pas de quoi se coucher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Quo vois-tu la has, sur la greve?
Jc vois le bon peuple qui creve Sous la machine sans broncher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Que vois-tu la bas, dans une ile?
.le vois des hommes qu on exile Et qui mourent sur leur rocher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Que vois-tu vers la moisson blonde ? - Je vois une moitie du monde Que 1 autre empeche d approcher. -
Coq rouge, au sommet du clocher, Que vois-tu dans le cimetiere ? - Je vois les morts lever leur pierre.
Les martyrs vont. se revancher. -
Coq rouge !
Coq rouge !
Coq rouge J
REINE DU MONDE
REINE DU MONDE
A Leon Bourgeois.
Un Franjais cliante
Moderate .Marche
ReLiie du Monde,o France,omapa-
Ffe
Se
.Iri . e! Ain si chantait le bon vieuxBe rao.
. ger. Ma. po . le .on, pour lui,devait for.ger
hdt
La paix du Monde acoupsd artil . le . ri . e
Quand ver . rons-nous se.couant tous les faix,
r ir t- IF FT i
Quandver. rons-nous les jeu.nes re .pu.bli.ques
REINE DU MONDE
Fon.dre I ai . rain des canons sans re.pliques
r M HP
. Pour on for. ger les cloches de la paix
Pour en lor.gpr les cloches de la paix.
Reine du monde, 6 France, 6 ma patric! Ainsi chantait le bon vieux B6ranger.
Napoleon, pour lui, devait forger La paix du monde a coups d artillerie.
Quand verrons-nous, secouant tous les faix, Quand verrons-nous les jeunes republiques Fondre 1 airain des canons sans repliques, Pour en forger les cloches de la paix?
Reine du monde, 6 Justice, 6 patrie, Toi qui rec,us de Rome et de I llellas, Le flambeau rouge avec le glaive las, Et la balance et la loi de phratrie,
236 HEINE DU MONDE
Quand verrons-nous tous les glaives brises ?
Ouand verrons-nous, dans la memo lumiere, Les droits du riche et ceux de la chaumiere Sur ton plateau, Justice, egalises?
Reine du monde, 6 Science, 6 patrie,
Toi qui recois le bon grain des cerveaux,
Ou, sous quels cieux, dans quels sillons nouveaux,
Gueillerons-nous la moisson d or fleurie ?
Quand verrons-nous le pain de verite
Servir de paque aux families entieres?
Quand verrons-nous les esprits sans frontieres
Gommunier au pain d humanite?
Reine du monde, 6 Muse, 6 ma patrie,
Toi qui recois le reve de nos coaurs,
Ou, par quel art, sous quels rhythmes vainqueurs
Nous rendras-tu la beaute non fletrie?
Quand verrons-nous chaque artiste loyal
Sincerement nous peindre la nature,
Sans 1 anemic et sans la pourriture,
La vie, enfin, qui contient 1 ideai?
REINE DU MONDE 237
Reine clu monde, 6 France, 6 ma patrie, A ton sein pur, gonfle du lait d amour, J ai bu le droit de penser en pleinjour; C est de ton sang que mon ame cst nourric.
Pour voir fleurir ton mot d ordre : Aimez-vous! )> Faut-H mon sang centre la tyrannic?
Voici mon sang, prcnds-le, mere benie, Pour voir le monde, 6 France, a tes gcnonx?
A Madame Severine
Un vagabond chante :
Andantino Allegretto
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LJ L^ i 1
A la bel-le
loile!
jpttA
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As. Ire des pcv . e . tes, As -Ire des sa .
Ty^^-
-tr~ ^ : ! :
Ions oil Ton dil des vers,-
As . tre de din . qiidiit sur a . zur pour
fe . les, Or.gueil des pcin - temps,
No. el des hi . vers! As . tre,on le voit
tt tfii
d or, moi, je te vois rou . ge,
A tr;i\prs |i>s jileiirs dp HIPS ypux ron .
gis.