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. chaux! Battons lés fers laiit qu'ils sont chauds! —
J'ai ferré les chevaux des rois;
Les clous d'or brillaient dans ma forge,
Pour les coursiers fringants et droits,
Couverts d'argent, reluisants d'orge.
Hélas ! au bout de mes travaux,
Je n'eus que misère et souffrance.
J'ai laissé les fers aux chevaux,
Et puis j'ai fait mon tour de France.
Ohé! Ohé! les maréchaux,
Battons les fers tant qu'ils sont chauds!
J'ai l'erré jusqu'en Avignon,
J'ai l'erré la mule du pape.
Le pape était un maquignon
Qui se moqiiait de moi sous cape.
En guise de remerciement,
Il me bénissait, le saint homme!
Mais quand je voulus mon paiement,
Le pape était parti pour Rome.
Ohé! Ohé! les maréchaux,
Battons les fers tant qu'ils sont chauds !
Pour me venger, pour l'Empereur.
J'ai forgé l'acier de la gloire.
Mes fils morts, l'Europe en terreur, Tel fut le prix d'une victoire.
Bientôt sous l'ennemi vainqueur Je forgeai les fers de la honte.
Quand j'y songe, j'ai froid au cœur, La rage à la face me monte.
nhé! Ohé! les maréchaux,
Battons les fers tant qu'ils sont chauds!
Assez de rois et d'empereurs!
Sur une enclume toute neuve, Pour les chevaux des laboureurs Je forge un fer à toute épreuve.
Comme eux, j'ai blanchi sous le faix; Mais mon marteau connaît la danse.
Ohé! compagnons ! pour la paix !
Forgeons! forgeons l'indépendance!
Ohé! Ohé! les maréchaux,
Battons les fers tant qu'ils sont chauds!
A Gyp, comtesse de Martel, arrière -petite -nièce de Mirabeau.
Un gamin de Paris chante :
Moderato
Allegretto
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«Et puis après'')) C'est ta de.
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.VI se, C'é.tait cel . le de Mi.ra.beau Cesl la
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nô . Ire jusqu'au tomlteau Qui ré. u . mt Quand tout di.
.vi.se Li-ro.nieen est forte exprès «Et puis aprés^,,
« Et puis après? » C'est ta devise ; C'était celle de Mirabeau.
C'est la nôtre jusqu'au tombeau Qui réunit quand tout divise.
L'ironie en est forte exprès « Et puis après? »
(( Et puis après? C'est le Déluge ! » Disait le roi d'un ton charmant ; Et les nobles couraient gaîment Au déluge, dernier refuge, Avant l'éclair des couperets.
Et puis après?
Et puis après? La bourgeoisie.
Singe des nobles, s'en alla De Voltaire chez Loyola, Monnayant son hypocrisie.
S'enrichir, voilà le progrès !
Et puis après?
Et puis après? Le clergé prêche :
« Après, après, craignez l'enfer!
Il pleuvra du soufre et du fer.
Si l'or ne pleut dans notre crèche. »
Le bourgeois donne... avec regrets.
Et puis après?
Et puis après? Le peuple gronde Et rit des sinistres pantins, Qui voudraient régir les destins, Sur la scène du nouveau monde.
Il tire la ficelle exprès.
Et puis après?
Et puis après? Marionnettes, Pierrots, polichinelles font Deux, trois petits tours et s'en vont, Dans leurs petites maisonnettes.
Dormir au pied des grands cyprès.
Et puis après?
A Edouard Drumond.
Scène d'ombres lyriques. La scène se passe un XX1° siècle. .i^- Moderain
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