‹ Chansons satiriques et bachiques du XIIIe siècleChapitre 5 sur 139 · AUTEURS VI · texte numérisé non relu

AUTEURS VI

qui a laisse neuf chansons, dout il existe une édition critique'.

Gontier de Soigriies, auteur du n° II, a composé une trentaine de pièces, surtout des rotrouenges. Il tire son surnom d'un village du Ilainau et a dédié une de ses chansons à un comte, en Bourgogne ; c'est à peu prés tout ce que l'on sait de lui.

Parmi les poètes que nous pouvons localiser et dater avec quelque précision, le plus ancien semble être messire Gilles de Vieux-Maisons 2, auteur du n° XI, si tant est que le poète soit identique au gentilhomme de ce nom qui figure dans un document de 121 1 publié par A. Longnon *. Il est vrai qu'Auboin de Sézannelui est antérieur, ayant déjà été actif dans les dernières années du XIIe siècle ; mais la chanson XII, qui est attribuée ;i ce trouvère par certains manuscrits, est plus vraisemblablement de Pierre de Molaines ou de Moulins, seigneur normand qui semble avoir été contemporain de Thibaut de Champagne.

A la première moitié du xme siècle appartiennent aussi deux poètes sur lesquels nous possédons quelques données biographiques. L'un est maître Simon d'Authie* (auteur du n°XXIV), qui fut chanoine d'Arras, puis doyen du chapitre (1228) ; il défendit les intérêts de l'abbaye de Saint- Waast dans divers procès de 1222 à 1228 s. Il fut dans divers jeux-partis le partenaire d'un autre homme d'église d'Arras, Gilles le Vinier, chanoine et officiai, qui apparaît dans des documents datés de 1225 à 1248 6.

Richard de Fournival (auteur des nos XIII et XXV), clerc lui lussi, fut chancelier du chapitre d'Amiens au moins à partir de 1246 ; il était mort en 1260 ?.

Messire Jacques de Cysoing, lillois, est l'auteur d'une dizaine

1. Par W. Mann, dans Zeitschrift fur romanische Philologie, XXIII (1898), 79.

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