‹ Chansons tendres. Préf., couverture, aquarelles et dessins hors texteChapitre 15 sur 19 · J ^ MF M · texte numérisé non relu

J ^ MF M

sons.

Et comme elle, û ma très jo

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- Il .. e. Vous a vez ii de mes than sons.

J'ai pour vous, chanté des aubades Et des nocturnes tour à tour, Des sonnets et des sérénades Et des villanelles d'amour.

La foule a ri de ma folie, De mon âme et de ses frissons, Et comme elle, ô ma très jolie.

Vous avez ri de mes chansons.

M'absorbant dans votre pensée, Mettant en vous mon avenir, J'ai, dans mon extase insensée, Vécu de votre souvenir.

Épris d'une passion folle, Je songeais à vous nuit et jour, Vous adorant comme une idole.

Vous avez ri de mon amour.

Lorsque d'autres ont su vous plaire.

Oubliant que je vous aimais, J'aurais voulu, dans ma colère, Vous mépriser à tout jamais.

Dés lors, perdant toute espérance.

Je n'ai plus connu que les pleurs, Les angoisses et les souffrances...

"^'ous avez ri de mes douleurs.

Mais rheure sonnera peut-être, Nul amour n'étant éternel, Où l'amant devenu le maître Brisera l'idole et l'autel !

Alors dédaignant ta caresse, Comme un chien l'os qu'il a rongé, Avec quel bonheur, quelle ivresse, Je vais rire d'être vengé !

Au Jardin de V Amour

POESIE DE

Emile de Valmonca.

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Au Jardin

de l'Amour

Allegretto.

Mes sue A raour

aux yeux jo lis Se

tient dans son jar.din d'Au ro le... Dé

le bO leil vient d"é clo re, Par

. tout chantent des benga lis Ou» joy.eux accordent leurs

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ly res El. bé«nissanl tout de ses mains. Pour rail. a Tempo.

chai.raer lé veil des hu mains.

à J^ ji J' > ; J' I r- Ti

raour fait ger mer des sou ci res.

Au Jardin de l'Amour

Messire Amour aux 3'eux jolis Se lient dans son jardin d'Aurore...

Déjà le soleil vient d'éclore, Partout chantent des bencralis Qui joyeux accordent leurs lyres.

Et, bénissant tout de ses mains, Pour charmer l'éveil des humains, L'amour fait germer des sourires.

On voit des anémones d'or Fleurir sous des grottes de fées Et des turquoises sont greffées Au ciel qui change son décor.

Entouré par les chasseresses Qui baisent ses cils lumineux, Auprès des buissons épineux, L'amour fait çjermer des caresses.

Vers l'Azur flotte un voile gris, Le jardin, sous le vent d'automne.

Semble désert et monotone Et les jasmins sont défleuris.

Abandonnant ses douces armes Et son rêve tout étoile, L'amour au cœur immaculé Pour l'hiver va semer des larmes.

Une Feninie qui passe

POESIE DE

Henp'i Mai$rot.

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Andanlinc.

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[)a[is tes yeux veits vint It.s pio

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- les . ses .. Femme m con . nue, où t'en vas-

é/araissez. ^ ^Î^P^

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tu'

Es- tu le vice ou la-

ser - tu ?

Une Femme qui passe

Dans tes veux verts sont les promesses

De toutes les félicités;

Vers toi s'envolent, emportés,

Et mes désirs et mes caresses...

Femme inconnue, où t'en vas-tu?

Es-tu le vice ou la vertu ?

Es-tu bourgeoise ? es-tu marquise ?

Qu'importe puisque je te veux.

Oh ! le parfum de tes cheveux, Comme il m'enveloppe et me grise!

Arrête-toi, dis-moi ton nom I Es-tu l'ange, es-tu le démon ?

Sur tes lèvres sont les mensonges.

Les noirs mensonges de l'amour...

Qu'importe ! si pour tout un jour, Tu m'ouvres le pays des songes !

Prends tout mon être dans tes bras, Mais mon cœur tu ne l'auras pas.

J'étais jeune, elle était jolie, La belle écouta mon discours , Et depuis... je l'aime toujours.

Et Taimerai toute ma vie 1 L'amour est sans frein et sans loi !

Le ciel est bleu !... L'amour est roi !

Em^oi de Fleurs

POÉSIE DE

Henri Bernard.

Envoi de Fleurs

Andantlno

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Pqui' vous 0 bli ger de jifn ser à

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moi, D y pen ser *ou vent, dy pen.seï- en co le;

VoLci quelques fleurs, bien modeste en voi, De très humbles

fleurs qui viennent dé clo . le. Ce ne sont pas

là de nu blés bou quets . Si gués de- la rail. k . a Tempo.

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main de sa vants fleu.ris tes, Li.és par des

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nœuds de ru bans co quets, Bou quets pré.

eux chefs-d oeuvie d"ar tis

tes.

Envoi de Fleurs

Pour vous obliger de penser à moi, D'y penser souvent, d'y penser encore.

Voici quelques fleurs, bien modeste envoi, De très humbles fleurs qui viennent d'cclore. Ce ne sont pas là de nobles bouquets Signés de la main de savants fleuristes, Liés par des nœuds de rubans coquets, Bouquets précieux, chefs-d'œuvre d'artistes...

Ce sont d'humbles fleurs, presque fleurs des champs,

Mais ce sont des fleurs simples et sincères,

Des fleurs sans orgueil, aux libres penchants,

Des fleurs de poète, à deux sous, pas chères.

J'aurais mieux aimé de riches bijoux

Q.ue ce souvenir vraiment trop champêtre.

Bagues, bracelets, féminins joujoux.

J'aurais mieux aimé... Vous aussi, peut-être...

Mais du moins ces fleurs, ce modeste envoi. Ces très humbles fleurs qui viennent d'éclore, Vous diront tout bas de penser à moi.

D'y penser souvent, d'y penser encore 1

Colis postal

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