‹ Chansons vécuesChapitre 11 sur 45 · AUBADE A L'AMANTE · texte numérisé non relu

AUBADE A L'AMANTE

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L'au. be s'est ](

.•ée et vosyeux sont clos, L'au.be s'est le

vee et vo.tre pen . sée, Par les son g€

d'op molJe ment pous . sée Sur le lac mu

- sir d'è-tre ca.res - see Par le r^th-me

Jent de ses cal-mes eaux.

Aubade à l'Amante 55

L'Aube s'est levée, et vos yeux sont clos, L'Aube s'est levée et votre pensée, Par les songes d'or mollement poussée Sur le lac muet du divin repos, Goûte le plaisir d'être caressée Par le rythme lent de ses calmes eaux.

Près de vous j'attends, discret et courtois, Que, las des douceurs de la somnolence, Tel un vagabond, librement s'élance Hors des profondeurs obscures du bois Où règne en tyran l'orgueilleux Silence, Ce mélodieux oisel : votre voix.

L'Aube s'est levée, annonçant un jour Fait de volupté, de splendeur, de joie, De vos yeux fermés,, les portes de soie Sous les doigts d'Éros vont s'entr'ouvrir, pour Qu'en leur ciel d'azur à nouveau flamboie L'astre qui créa ce fruit : mon amour.

Publiée avec l'autorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éditeur, Sg, faubourg Saint-Martin, Paris.

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