‹ Chansons vécuesChapitre 3 sur 45 · L INTRUS · texte numérisé non relu

L INTRUS

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L'Intrus 17

A la porte de mon logis, Impérieuse une main frappe.

Holà ! fantôme qui surgis De quelque satanique trappe,

Quel es-tu ?

— Hôte toujours inattendu, Je suis le grand semeur de deuil Aux gages de la Destinée, Et lorsque j'ai franchi le seuil D'une maison prédestinée, On y voit germer la douleur Et l'épouvante et les alarmes.

Car je me nomme le Malheur Et je préside au cours des larmes.

i8 Ch

ansons vécues

O toi dont le nom, tel un glas, Frappe sinistrement l'oreille, Pourquoi suspendre ainsi tes pas Auprès de celle que je veille

A genoux ?

— Messager d'horreur, il m'est doux De m'arrêter en mon chemin, Pour accomplir la tâche infâme D'emboucher l'infernal buccin Qui sonne le départ d'une âme ; Dis donc adieu, de par le sort, Aux jours tissés d'or et de soie, Cependant que ma sœur la Mort Va sonner le glas de ta joie !

Publiée avec l'autorisation de MM. RICORDI et C», éditeurs, 62, boulevard Malesherbes, Paris. Tous droits de traduction et reproductiou résenés pour tous pays.

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