MARGUERITES
A ma chère amie et interprète^ Violette Dechaitme en affectueux souvenir.
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Je t'apporte des fleurs, maîtresse, à ton réveil. Pour que dès le madii ton âme soit joyeuse. Prends en tes chères mains ces filles du soleil, Et pare tes cheveux de leur beauté soyeuse.
Ce sont de douces fleurs, leurs pétales sont blancs, Leurs parfums sont discrets, leurs âmes sont parlante Les amants inquiets les cueillent, tout tremblants, Afin d'en obtenir des phrases consolantes.
Quand tombera le soir, tu les effeuilleras Pour déchiffrer le sens de leur divin poème. Hymne de passion, dans lequel tu liras Avec quelle ferveur et quelle ardeur je t'aime I
Marguerites 177
Puis tu te livreras aux baisers du sommeil, Certaine qu'en ton cœur mon cœur soumis s'abrite, Et tu répéteras, demain à ton éveil, Tout l'alphabet d'amour qu'apprend la marguerite !
Publiée avec l'autorisation de G. RICORDI et C'*, éditeurs, 62, boulevard Maleshcrbes, Paris.