‹ Chansons vécuesChapitre 8 sur 45 · PRIERE · texte numérisé non relu

PRIERE

Andanlino

très doux

Ou e\i cruci.fi.é l'A

Je vais continuer la route Que tu n'as pu parcourir toute, Chère voyageuse d'un jour ; Et je vais gravir, solitaire, La rude côte du calvaire Où gît crucifié l'Amour.

Et dans ma course douloureuse, Sur la montagne ténébreuse, Je n'aurai plus, comme autrefois, Afin de reposer ma tête, Faible sous l'humaine tempête, Le soutien berceur de tes doigts.

Prière

Et puis, si j'ai soif de tendresse, Ou si j'ai faim d'une caresse, Et si mes sens en sont brisés, Je n'aurai, pour vaincre ma peine, Ni ta vivifiante haleine, Ni tes réconfortants baisers.

Mais ta chère âme transformée, N'est plus chrysalide enfermée Dans une enveloppe de chair, Et, peut-être, voltige-t-elle Invisible, immatérielle, En le mystérieux Ether!

Petite âme de ma maîtresse, Sur l'Océan de ma détresse, De ma barque sois le nocher, Et ma vie ainsi protégée, Atteindra son fier apogée Sans se briser contre un rocher !

Publiée avec l'autorisation de MM. RICORDI et C'", éditeurs, Ô2, boulevard Malcsbcrbes, Paris. Tous droits de traduction et reproduction réservés pour tous pays.

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