‹ Chansons, Volume 2Chapitre 1 sur 65 · LE VIEUX MÉNÉTRIER · texte numérisé non relu

LE VIEUX MÉNÉTRIER

(novembre i8i5.)

Air ; Cest un lanla land^irette.

Je ne suis qu'un vieux bonhomme ,

Ménétrier du bameau.

Mais pour sage on me renomme >

£t je bois mon tiii sA^s. eau.

Autour de R\oi sôiijs Tombrage .

Accourez vous dëlass<r« , £h ! Ion Ion la , gens 4e YÎlla^ , Sous mon vieux chêne , il faut danser.

Oui , dansez sous mon vieux chêne iî C*est Tarbre du cabaretr Au bon temps toujours la haine Sous ses rameaux expirait.

Combien de fois son feuillage Vit nos aïeux s'embrasser !

£h ! Ion Ion la ^ gens de village , Sous mon vieux chêne , il faut danser.

Du château plaignez le maître, Quoiqu'il soit votre seigneur* Il doit du calme champêtre Vous envier le bonheur'.

Triste au fond, d'un équipage , Quand là-bas il va passer , £h 1 Ibn Ion la , gens de village ^ Sous mon vieux chêne , il faut danser.

Loin de maudire à l'église Celui qui vit ^ai^ curé ,

Priez que Dieu fertilise

Son grain , sa yigne et son pré.

Au plaisir s*il rend dommage ,

Qu'il vienne ici r^encenser.

£k ! Ion Ion la , gens de village , Sous mon vieux chêne , il ùut danser.

Quand d'une faible cbarmille Votre Héritage est fermé , Ne portez plus la faucille Au champ qu'un autre a semé.

Mais sûrs que cet héritage A vos fils devra passer , £h ! Ion Ion la , gens de village , Sous mon vieux chêne , il faut danser.

Quand la paix répand son baumo Sur les maux qu'on endura , N'exilez point de son chaume L'aveugle qui s'égara.

Rappelant après Torage Ceux qu'il a pu disperser, Eh I Ion Ion la , gens de village , Sous mon vieux chêne , il faut danser.

Ëcoutez donc le bonhomme :

Sous son chêne accourez tous.

De pardonner je voùis somme ; Mes enfaus , embrassez»voiis.

Pour voir ainsi , d'âge en âgé , Chez nous la paix ^e fixer , Eh ! Ion Ion la , gens de village, Sous mon vieux chêne , il faut danser.

LES DEUX SOEURS DÉ CHARITÉ, Air : De la treille de sincérités

Dieu lui-même Ordonne qu'on aime.

Je vous le dis en vAntë :

Sauvez-vous par la charit<f (bis)^

Vierge défunte , une sœur grise , Aux portes des cieux , rencontra Une beautë leste et bien mise , Qu'on regrettait à Tope'ra (bis)..

Toutes deux , dignes de louanges , Arrivaient , après d'heureux jours , L'une sur les ailes des aoges ^ .

L'autre dans les bras des amours.

(7) Dieu lui*niéme Ordonp« qu*ou aime.

Je vous le dis en vérité :

Sauyez-yous par la chanté.

Là-haut , saint Pierre , en sentinelle , Après un açe pour la sœur , . Dit à Tactrice : On peut , ma belle , Entrer chez nous sans confesseur.

Elle s'écrie : Ah I quoique bonne , Mon corps à peine est inhumé.

Mais qu*à mon curé Dieu pardonne j Héla^ I il n*a jamais aimé.

Dieu lui-même Ordonne qu'on aime.

Je vous le ix$ en vérité :

Sauvez-vous par la charité.

Dans les palais et sous le chaume , Moi , dit la sœur, j'ai de mes mains Distillé le miel et le baume , Sur les souffrances des humains* Moi , qui subjuguais la puissance , Dit,ractrice, j'ai bien des fois Fait savourer à l'indigence La coupe où ^'enivraient les roû*

vLjOOQie

(8) Dieu Ini-méme Ordonne qu*an aime.

Je vous le dis , en vérité , Sauvez- vous par la charité.

Oui , reprend la sainte colombe , Mieux qu^un ministre des autels , A descendre en paix dans la tombe»

Ma voix préparait les mortels.

Offrant à ceux qui m^ont suivie i Dit la nympbe , une douce erreur , Moi y }e faisais chérir la vie :

Le plaisir fait croire au bonheur»

Dieu lui-même Ordonne qu*oa aime.

Je vous le dis , en venté :

Sauvez-vous par la charité.

Aux bons cœurs , ajoute la nonne y Quand mes prières s^adressaient j Du riche je portais Taumone Aux pauvres qui me bénissaient.

Moi y dit l'autre , par la détresse Voyant l*honnète homme abattu »

Avec le prix d*une caresse, €ent fois j*ai sauvé la vertu.

Dieu lui-même Ordonoe qu*on aime.

Je vous le dis , en vérité :

SauTCZ-vous par la cWitë. .

Entrez , entrez , ô tendres femmes I Répond le portier des ëlusj La charitë remplit tos âmes $ Mon Dieu n'exige rien de plus.

On est admis dans son empire.

Pourvu qu'on ait séché des pleurs , Sous la couronne du martyre Ou sous la couronne de fleurs.

Dieu lui-même Ordonne qu'on aime.

Je vous le dis , en vérité :

Sauvez-vous par la charité.

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