LE DIEU DES BCB>^NES GENS
Ain : du F'cmdeuille de la Partie Carrée.
Il est un Dieu : devant lui je m^inoline , Pauvre et content , sans lui demander rien.
De Tunivers observant fo machine , J'y vois du mal, et u'àime que Wbien.
Mais le plaisir à ma philbsopkie Rëvèle assez des cieux intelîigens :
Le verre en main , gaîment je me confie Au Dieu dês'bonnës gens.
Dans ma r«tmi£«^, qùj'ou.voit Vindigwwe, Sans m'^yeiUw, a«i6e;4 mon clwyot^
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( «5 ) Grâce aux amours , berce par Vtaifétaùcé , D'un lit plu$ doux )> révc^ le duvel.
Aux dieux des tow^ «qu^ii autre ftâovifiie I Moi, qui ne crois ^'à «ies dieux indulgent 9 Le verre en mais , gftteent je me confie Au Dieu des bonnes gêna.
Un cônqu^ranCf dans sa fortune altière^ Se fît un jeu des sceptres et des lois ; Et de ses pieds on peut voir la poussière Empreinte encor sur le bandeau des rois.
Vous rampiez tous , 6 rois qu'on dëifîe 1 Moi , pour braver Acs maîtres exigeans , Le verre en main^ gaîment je me coufîe Au Dieu des bonnes tgens.
Dans nos palais , où , près de la victoire , ïrlDaîent les arts , doux fruit des beaux climats. J'ai vu du nord les peuplades sans gloire , De leurs manteaux secouer les frimats.
Sur nos dëbris Albion nous àéûe ; Mais les destins et les flots sont changeans i Le verre en main , galment je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Quelle menacie un pvétre fait entendre i Nous toucboas tous à nos derniers instants ;
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(84) LVtemitë va se faire èompreiidre ':
Tout va fiBir; l'univers et le temps.
Oh ! chérubins , k la face bouffie , Re' veillez donc les morts peu diligens f Le verre en main., gaîment je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Mais quelle erreur ! non , Dieu n'est point colère i S'il crëa tout , à tout il sert d'appui :
Vins qu'il nous donne , amitié tutéUire , £t vous , amours , qui créez après lui , Prêtez un charme à ma philosophie , Pour dissiper des rêves affligeans.
Le verre en main , que chacun se confie Au Dieu des bonnes gens 1