‹ Chansons, Volume 2Chapitre 29 sur 65 · SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU · texte numérisé non relu

SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU

Air nouveau de M. Wilhem , ou Ufaut que Von file doux.

Moi, qui , même auprès des belles , Voudrais yivrc eu passager , Que je porte envie aux ailes De Foiseau vif et l^ger !

Combien d'espace il visite \

A voltiger tout l'invite :

L'air est doux , le ciel est beau.

Je volerais vite, vite, vite]*,

Si j'étais petit oiseau.

C'est alors que Pbiloméle M'enseignant &t^ plus doux sons ,

C 94> J'irais de la pastcitHxdlc Accompaguer lesi chan^oas.

Puis , j'irais chanucr l'ernute Qui , sans veadre V^au héaite , Danae aux pauvres soix mautes^.

Je volerais vite , vite , vite , Sifëtafs petft oiseau.

Puis j'irais dans le bocage , Où des buveurs en gall^.

Attendris par mon ramage, Ne boiraient qu'à là beauté :

Puis ma chanson favorite , Aux guerrier» qu'pn déshérite , Ferait chérir le hameau.

Je volerais vite , vite , vite , Si j'étais petit oiseat^.

Puis j'irais sur les tourelles- Où sont de pauvres captifs , £n leur cachant bien mes ailes , Former des accords pîaintifs, L'un sourit â ma visite; L'autre rêve , dajM &q« g^te f Aux champ* où ft^t «Qu bercoau.

dtoyG^Qgk

<95) Je volerais yite, vite, 'vite, Si }*étads petit oiseau.

Puis, touiant rendre sensible Un Yùi qui tairait l>ranm , Sur un olivier paisible , Jirtns «ekânUèl' près de M :

Puis , j'irais jusqu'où s'abrite Quelque famille proscrite , Porter de Tarbye un rameau»

Je volerais vite , vite , vite , Si j'e'tais petk oiseau.

Puis , jusques où nâk Paurore , Vous , hi^chans , je vous fuirais*, A moins que Tamotir encons Ne me surprît dans ses rets.

Que ., sur un sein ^u*il agite , Ce chasseur que nul n'ôvite , Me dresse un^iege nouveau :

J'y volerais vite,, vite, vite, Si j'étais petit oiseau.

LE BON. VIEILLARD. Air : Contentons^nous d*ufte simple bouteille.

JoTEux enfam , vous que Baccbus rassemble ,

Par vos chansons vous m'attirez ici.

Je suis bien vieux ; mais en vain ma voix tremble;

Accueillez-moi , j*àime à chanter aussi.

Ou temps passé j'apporte des nouvelles»

J'ai bu jadis avec le bon Panard.

Amis dii vin , de la gloire et des belles ,

Daignez sourire aux chansons d'un vieillard»

De me fêter , eh quoi j chacun s'empresse 1 A ma santé coule un vin généreux.

Ce doux accueil enhardit ma vieillesse :

Je crains toujours d'attrister les heureux.

Que les plaisirs vous couvrent de leurs ailes ; Avec le temps vous compterez plus tard.

Amis du vin , de la gloire et des belles , Daiguez sourire aux chansons d'un vieillard.

~: Digiii2£«Lby La0û^lfia

(97 ) Ainsi que tous j*îii vAsu de caresses ; \os graj5id'm4l»a»s diraient si fe leur plus. J*eus des châteaux , des «mis , des ivaltresses ; Amis , châteaux. , ma^tr es^e» ne sont pins.

Les souyenirs w^ sont restés fidèles ; .

Aussi paH^is fe soupire à récf^rt.

Amis du via, de la g^otref et des belles ^ Daignez sourire aux. cbansoi» d'un Tt^llard.

Dans nos discords, j'ai fait plus d*un naufrage. Sans fuir jamais la France et son doux ciel. Au peu de vin que m*a laissé l'orage , L*orgueil blessé ne mêle point de fiel.

J*ai chanté même aux vendanges nouvelles , Sur des coteaux dont j*eus long-temps ma part. Amis du yin, île la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.

Vieux compagnon des guerriers d*un autre ige, Comme Nestor je ne vous parle pas.

De tous les jours où brilla mon courage ^ J'achèterais un jour de vos combats.

Je Tavouerai , vos palmes immortelles M'ont rendu cher un nouvel étendard.

Amis du vin , de la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieiilaid.

vGooQle

Sur vos vertus quel avenir se fonde I Enfans , buvons à mes, derniers amours.

La liberté va rajeunir le monde :

Sur mon tombeau brilleront d'heureux jours.

D*un beau printemps aimables hirondelles , J*ai pour vous voir différé mon départ.

Amis du vin , de la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.

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