SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU
Air nouveau de M. Wilhem , ou Ufaut que Von file doux.
Moi, qui , même auprès des belles , Voudrais yivrc eu passager , Que je porte envie aux ailes De Foiseau vif et l^ger !
Combien d'espace il visite \
A voltiger tout l'invite :
L'air est doux , le ciel est beau.
Je volerais vite, vite, vite]*,
Si j'étais petit oiseau.
C'est alors que Pbiloméle M'enseignant &t^ plus doux sons ,
C 94> J'irais de la pastcitHxdlc Accompaguer lesi chan^oas.
Puis , j'irais chanucr l'ernute Qui , sans veadre V^au héaite , Danae aux pauvres soix mautes^.
Je volerais vite , vite , vite , Sifëtafs petft oiseau.
Puis j'irais dans le bocage , Où des buveurs en gall^.
Attendris par mon ramage, Ne boiraient qu'à là beauté :
Puis ma chanson favorite , Aux guerrier» qu'pn déshérite , Ferait chérir le hameau.
Je volerais vite , vite , vite , Si j'étais petit oiseat^.
Puis j'irais sur les tourelles- Où sont de pauvres captifs , £n leur cachant bien mes ailes , Former des accords pîaintifs, L'un sourit â ma visite; L'autre rêve , dajM &q« g^te f Aux champ* où ft^t «Qu bercoau.
dtoyG^Qgk
<95) Je volerais yite, vite, 'vite, Si }*étads petit oiseau.
Puis, touiant rendre sensible Un Yùi qui tairait l>ranm , Sur un olivier paisible , Jirtns «ekânUèl' près de M :
Puis , j'irais jusqu'où s'abrite Quelque famille proscrite , Porter de Tarbye un rameau»
Je volerais vite , vite , vite , Si j'e'tais petk oiseau.
Puis , jusques où nâk Paurore , Vous , hi^chans , je vous fuirais*, A moins que Tamotir encons Ne me surprît dans ses rets.
Que ., sur un sein ^u*il agite , Ce chasseur que nul n'ôvite , Me dresse un^iege nouveau :
J'y volerais vite,, vite, vite, Si j'étais petit oiseau.
LE BON. VIEILLARD. Air : Contentons^nous d*ufte simple bouteille.
JoTEux enfam , vous que Baccbus rassemble ,
Par vos chansons vous m'attirez ici.
Je suis bien vieux ; mais en vain ma voix tremble;
Accueillez-moi , j*àime à chanter aussi.
Ou temps passé j'apporte des nouvelles»
J'ai bu jadis avec le bon Panard.
Amis dii vin , de la gloire et des belles ,
Daignez sourire aux chansons d'un vieillard»
De me fêter , eh quoi j chacun s'empresse 1 A ma santé coule un vin généreux.
Ce doux accueil enhardit ma vieillesse :
Je crains toujours d'attrister les heureux.
Que les plaisirs vous couvrent de leurs ailes ; Avec le temps vous compterez plus tard.
Amis du vin , de la gloire et des belles , Daiguez sourire aux chansons d'un vieillard.
~: Digiii2£«Lby La0û^lfia
(97 ) Ainsi que tous j*îii vAsu de caresses ; \os graj5id'm4l»a»s diraient si fe leur plus. J*eus des châteaux , des «mis , des ivaltresses ; Amis , châteaux. , ma^tr es^e» ne sont pins.
Les souyenirs w^ sont restés fidèles ; .
Aussi paH^is fe soupire à récf^rt.
Amis du via, de la g^otref et des belles ^ Daignez sourire aux. cbansoi» d'un Tt^llard.
Dans nos discords, j'ai fait plus d*un naufrage. Sans fuir jamais la France et son doux ciel. Au peu de vin que m*a laissé l'orage , L*orgueil blessé ne mêle point de fiel.
J*ai chanté même aux vendanges nouvelles , Sur des coteaux dont j*eus long-temps ma part. Amis du yin, île la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.
Vieux compagnon des guerriers d*un autre ige, Comme Nestor je ne vous parle pas.
De tous les jours où brilla mon courage ^ J'achèterais un jour de vos combats.
Je Tavouerai , vos palmes immortelles M'ont rendu cher un nouvel étendard.
Amis du vin , de la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieiilaid.
vGooQle
Sur vos vertus quel avenir se fonde I Enfans , buvons à mes, derniers amours.
La liberté va rajeunir le monde :
Sur mon tombeau brilleront d'heureux jours.
D*un beau printemps aimables hirondelles , J*ai pour vous voir différé mon départ.
Amis du vin , de la gloire et des belles , Daignez sourire aux chansons d'un vieillard.