LES ENFANS DŒL LA FRANCE
Air : F'audeçîlîe de Tùrenne.
ou : Db Colonne,
Heitie du monde , â France , ô ma patrie !
Soulère enfin ton front cicatrisé.
Sans qu'A tes jeux leur gloire en soit flétrie , De tes enfans l'étendard s'^st^brisé (hisy Quand la fortune outrageait l«ur vaiUunce, Quand, de tes mains tombait son sceptre d'or,
Tes enneinis disaient encor* :
Honneur «nx enfans de la France (his) I 2. 14.
itized by Si^^Ç^-i!^
( 158) De tes grandeurs tu sus te faire absoudre , France , et ton nom triomphe des revers.
Tu peux tomber , mais c'est comme la foudre Qui se relève et gronde au baut des airs. Le Rhin aux bords ravis à ta puissance Porte à regret le tribut de ses eaux; Il crie au fond de ses roseaux :
Honneur aux enfans de la France I
Pour effacer des coursiers du Barbare Les pas empreints dans tes cbamps profanes , Jamais le ciel te fut-il moins avare f D'ëpîs nombreux vois ces champs couronnés.
D*un vol fameux prompts à venger l'offense , Vois les beaux-arts consolant leurs autels , Y graver en traits immortels :
Honneur aux enfans de la France!
Prête l'oreille aux accens de l'histoire :
Quel peuple ancien devant toi n'a tremble l Quel nouveau peuple , envieux de ta gloire , Ne fut cent fois de <ta gloire accable l £n vain l'Anglais a mis dans la balancé L'or que pour vaincre ont mendie les rois , Des siècles e«lends-tti la voix i ^ Hoimeur aul enfans de la France !
Dieu , qui punit le tyran et Tesdaye , Veut te voir libre , et libre pour toujours.
Que les plaisirs ne soient plus une cntraye : La liberté doit sourire aux amours.
Prends son flambeau , laisse dormir sa lance ; Instruis le monde , et cent peuples divers Chanteront en brisant leurs fers :
Honneur aux enfans de la France !
Relève-toi, France, reine du monde !
Tu vas cueillir tes lauriers les plus beaux.
Oui , d*Âge en âge , une palme féconde Doit de tes fils protéger les tombeaux.
Que près du mien , telle est mon espérance , Pour la patrie admirant mon amour , Le Toyageur répète un jour :
Honneur aux enfens de la France!