‹ Chansons, Volume 2Chapitre 6 sur 65 · L'HIVER · texte numérisé non relu

L'HIVER

Air : Une fille est un oiseau.

Les oiseaux nous ont quittés; Déjà , rhiyer qui les chasse Étend son manteau de glace Sur nos champs et nos cités.

A mes vitres scintiftantes Il trace des fieurs brûlantes ; -

Il rend mes portés Lrayantes , 3Et fait grelater mon chien.

Réveillons , sans plus' aftendi'e , Mon feu qui dort soiis la cendre»

Chauffons-nous, chauffons-nous hien, (bis.)

O voyageur imprudent ,

Retourne vers ta famille.

J*en crois mon feu qui pétille ^

Le froid devient plus ardent.

Moi , j'en puis Lraver Tinjure.

Rose , en douillette , en fourrure ,

Ici, contre la froidure

Vient m'offrir un doux soutien. ,

Rose, letf mains sont de' glace ;

Sur mes genoux prends ta place ,

Chauffons-nous , chauffons-nous Lien.

L*ombre s'avance, et la nuit Roule son char sur îa neige.

Rose , l'amour nous protège ; C'est pour iious que le jour fuit'.

Mais un couple nbus arrive j- Joyeut émis , beauté vive , '

Entrez tous deux , sans qui vire :

Le plaisir n'y perdis rien, r .

Moins de froid, g^e de ^iidrf ss$}.

Autour du feu qu'on 3e prçsse* Chauffons-nou* , cJbaugppsp-POUjS bien.

Les caresses ont cesse

Devant la lampe indiscrète.

Un festin que Rose apprjête ^

Gaîment par nous est dresse.

Notre ami s'e&t fait , à table p

D'un brigand b^en redoutable

Et d'un sceptre épouyantabfe

Le fidèle bistorien.

Tandis cfue le j)unch s'all^I^^ ^

Beau du feif qu^ l^e cpTisii^jB y

Chauffons-pou^ , rçbajfPa9S-jpp|i«, h\en.

Sombre hiver , sous tes glaçons , Ensevelis Ifi natt^rç. ^,

Ton aquilon (jal p^il^ççnf^^ ,.

Ne peut iro\^^)^r p9$ fb^ff^Pa?*: ., .

Notre Cjsprit, j[ij>i?wjpr^?,(î,(jpïJ45î^ . ^ Au coin ^u feu., çrëe ufk jno^fde , Qu'un doux c/ej J(Vi^o.ur| f^Çffftde^, . .

Ou s'aji^^ tjcj^t J;,eu d? J^ep,, . ^, .,,

Qiié nos portes restent clones ^ £t jusqu'au retour deiî roses , ChaufTons-nous , chauffons-nous bien.

MA RÉJPtJBLiQtJE.

Air : F'audeçille de là Petite gouvernante j ^Wi De la Hè^etët d€â hcfttès.

'!• ..! . • J*Ai pris goût à la république Depuis qu* j'ai TU taillade rois.

Je m'en fais ui$e 9 et j^ m'applique A lui dotiiter d^ bonites Ibîs.

On n'y eomnierce qàè pbtir boire 5 On n'y jugé (fà'avec gaîté. ' Ma table est tout son territoire ; Sa deTise est la libieft^.

Amis , prenons tous notre verre :

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