‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 139 sur 167 · SONNET CCXX · texte numérisé non relu

SONNET CCXX

Seigneur, jai reconnu la bienheureuse image ;

Qu'en son berceau déjà mon enfance rêvait; i Beau rêve, qui bientôt, désertant mon chevet,

Aux brumes d'ici-bas éclipsa son plumage ; ,

Mais le glaive céleste a fendu le nuage.

0 lumière et flambeau ! Je l'ai vue ; elle avait, |

Sous ses cheveux d'or lin que l'ardeur soulevait, j

Et son front^d'escarboucle, un glorieux visage, j

Plus blanc que n'est l'argent qui jaillit du fourneau. Ses mains portaient la palme, et l'olive, et Tanneau : La victoire, la paix, l'éternelle alliance.

Puissent ses yeux bientôt me voir fidèle et pur.

Et, pour me fulminer l'ineffable science, '

Introduire mon Ame en leur temple d'azur! [

SONNET CCXXI. j

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