‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 20 sur 167 · SONNET XXVI · texte numérisé non relu

SONNET XXVI

La bise aii\ cris hagards héris-e la colline : Parfois on voit errer, comme allant en avanl. Des peluches de neige aux rafales du vent. La verdure se fige aux bourgeons de l'épine.

L'herbe languit; les bois sont la même ruine. Le soleil n'a lancé qu'un rayon décevant, Qui ne peut^ à travers le nuage mouvant, Sur la nappe des prés essuyer la bruine.

C'est l'hiver : toutefois c'est aussi le printemps ; Et dans les airs, malgré la brume et les autans, On sent déjà fumer la sève élaborée.

Et déjà les ajoncs, fleurissant les sentiers,

Verser de la saison par eux inaugurée

Les parfums les plus doux, car ils sont les premier

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