‹ Chant et poésieChapitre 18 sur 81 · SOI H · texte numérisé non relu

SOI H

L'ombre incertaine

Voile la plaine.

Le soleil est couché, L'oiseau perché.

La nuit commence...

Dans le sentier, Le voiturier Marche en silence.

Du paysan, De l'artisan, La fenêtre s'allume; Le foyer fume.

J'entends japper, De ma mansarde, Un chien de garde Qui veut souper.

Q minci l'eau clapote Et se cahotte V travers les cailloux, Rêver est doux.

♦28 soir.

Prêtant l'oreille Au moindre bruit, Pendant la nuit Souvent je veille.

Si dans un trou, Je ne sais ou.

J'entends une chouette Qui me répète Son chant plaintif; Ses cris funèbres Dans les ténèbres Rendent pensif...

Penché j'écoute, Non sur la route.

Mais au fond de mon cœur ; Où, par bonheur, Je me console.

Les nuits, les jours, Rêvant toujours, Mon temps s'envole.

— Si loin de tous !

Quittez-moi, vous Oui m'obsédez sans cesse.

Sombre tristesse...

ion*. 29

Ainsi l'autan Toujours me glace Alors qu'il passe :

Allez vous-en.

Splendide, austère, La lune éclaire La cime des forêts, Les noirs cyprès.

Sans nulle ride, L'étang serein Semble, au lointain, D'argent liquide.

— Ciel étoile, J'ai trop veillé...

Je ferme ma fenêtre.

Demain, peut-être L'espoir vermeil, Divine flamme, Rendra mon âme Gaie au soleil.

Losg Hisland.

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