LE BAISER
Comme un Génie, ouvre ton aile, Baiser que je soufûe au lointain Pars, envole-toi vers ma belle; Va, mon baiser, j'ouvre la main...
Dis-lui que mon cœur solitaire Loin d'elle est triste pour jamais ; Dis-lui que la terre étrangère A changé mes fleurs en cyprès.
Dis-lui combien je la regrette !
Comme mon horizon est noir; Et comme mon àme est en fétc En songe quand je peux la voir.
Pose-toi sur ses mains de reine, Ou sur ses petits pieds d'enfant; Dis-lui que son amant, en peine, Loin d'elle implore, espère, attend.
Pose-toi sur sur sa blanche épaule, Ou bien sur ses grappes de jais; Dis-lui qu'elle ressemble au saule, Quand ses longs cheveux sont défaits..
iO LE BAISER.
Pose-toi sur sa bouche rose ; Tes frères aînés, bien souvent, Y restaient jusqu'à la nuit close !
Mon baiser, rôle avec le vent.
— Comme un Génie, ouvre ton aiie, Baiser que je souffle au lointain, Pars, envole-toi vers ma belle; .Va, mon baiser, j'ouvre la main.
Nouvelle-Orléans.
VÏLLANELLE
Bourdonne, légère abeille, Sur les fleurs de mon jardin, Ouvrière sans pareille.
Sur les fleurs ou sur la treille, Je te vois chaque matin.
Bourdonne, légère abeille.
Viens jusque dans nia corbeille.
Prendre le suc du jasmin, Ouvrière sans pareille.