‹ Chant et poésieChapitre 32 sur 81 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Oh! c'est en vain que je réclame....

Ma maîtresse n'avait pas d'âme !

Mon oiseau pas d'attachement....

Ils m'étaient arrivés ensemble ; Et, ce que le hasard rassemble, S'éloigne aussi facilement.

Par malheur, je me remémore L'oiseau qui chantait dès l'aurore, Elle, chantant matin et soir.

Les murs prenaient un air de fête !

Mon illusion toujours prête, Teintait de rose le coin noir....

Que dirai-je ? on ne pourrait croire Qu'un bonnet laissé dans l'armoire, Un seul petit bonnet, enfin, M'a fait pleurer !... Pleurer, un homme! Mais aussi, rien n'attriste comme De se voir tout seul, un matin!...

Malgré ces semblants d'allégresse, La vie était rude sans cesse, Et le bien-êlre nul pour eux.

Leur gaïté masquait ma tristesse....

— Mon allouette et ma maîtresse, Ayez meilleur sort toutes deux!

souiihi;. 49

— Hélas! hélas! où peut-elle être?...

Grapde ouverte était sa fenêtre; Comme la cage du moineau.

J'aimais beaucoup mon allouette, Et toutes deux je les regrette; Mais plus la femme que l'oiseau!...

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