‹ Chant et poésieChapitre 38 sur 81 · AU BORD DE LA MUR · texte numérisé non relu

AU BORD DE LA MUR

J'écoutais sur un roc et les vents et les mers. La vague, en s'y brisant, venait perler ma joue. Comme une aile d'oiseau, la voile sous les airs. S'inclinait en penchant son grand màt sur sa proue.

Sur ce rocher croissaient deux frêles arbres verts; Deux jumeaux éplorés, tournant comme une roue, Sous la trombe qui fouille au fond des flots ouverts.

— Le sort, autre ouragan, ainsi de nous se joue

— Je me disais, au bruit de ces deux grandes voix, De ces immensités qui grondent à la fois,

Quand le flot, sous les vents, en montagnes s'entasse

Tout lutte : l'arbrisseau contre un souffle du nord. Les vents contre les mers, l'homme contre le sort : Alors que la tempête en tourbillonnant passe.

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