‹ Chant et poésieChapitre 40 sur 81 · UNE FÉE · texte numérisé non relu

UNE FÉE

— « Belle comme l'espérance, Légère comme elle aussi; Fée, allez-vous vers la France, Tandis que je reste ici ? »

— Elle, presque sans bruire, Comme au lointain un doux air, Me dit, avec un sourire :

Oui ! je vais traverser l'air.

— De cette ville étouffée, Oh ! si je pouvais sortir Avec vous, petite fée:

Comme je voudrais partir!

.J'irais revoir les rivages Et les bois de mon pays....

Fée, hirondelle, nuages!

Quand reverrai-je Paris?

— Que de regrets je devine...

Mais, je te soutiendrai, moi !

L'espérance est ma cousine ; Je lui parlerai pour loi :

Je suis la fée insensée Qui préside aux mille riens !

Aussi, je suis Irès-pressée....

Je pars. — Adieu ! — Je reviens.

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