LILAS
Plein mes petits bras, pour ma mère Et j'étais si sûr de lui plaire :
Que fier, j'attendais son retour.
Je profitais de son absence:
Et j'avais, pour ma récompense, Un baiser parfumé d'amour.
Fleurs, échos de ce temps prospère.
O frais lilas ! qu'elle aimait tant :
A toutes fleurs je vous préfère.
Et quel fils n'en dirait autant?
— Dans l'ordre de la Providence, Tout est mystérieux, immense....
Lilas! qui m'entourez, je dis :
Que votre parfum tutélaire Contient de l'âme de ma mère, Bien qu'elle soit en Paradis !