‹ Chant et poésieChapitre 48 sur 81 · DE GUEULE A TROIS PALS DE VA1R AL CHEF D'OR · texte numérisé non relu

DE GUEULE A TROIS PALS DE VA1R AL CHEF D'OR

Mon patrimoine est à la France.

Ils sont fondus, les écus d'or !

— Je n'ai plus, par droit de naissance :

Que la vergogne, autre trésor.

Toute noblesse est souveraine.

Écho bien lointain d'un grand nom, Je ne courbe le front qu'à peine, Et n'implore jamais pardon.

Je ne demande rien, en somme; Ne flattant pas, on le sait bien Ma route est solitaire comme La route où l'on ne gagne rien.

Et de l'art je me glorifie!

J'aime mieux, content de mon sort, Être de ceux qui font la vie, Que de ceux-là qui font la mort.

Et, philosophe par contrainte, Ne trouvant pas le monde laid, Je n'y veux rien changer, de craint De le faire moins bien qu'il n'est.

J'ai retenu, sur toute chose, « Qu'il faut voir au-dessous de soi ; » Et quand pour moi tout n'est pas rose, Je regarde au-dessous de moi.

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