‹ CHANTECLER (volume 2)Chapitre 76 sur 76 · UN VIEUX. LAPIN · texte numérisé non relu

UN VIEUX. LAPIN

Pour le charger!

PATOU, terrifié.

Va-uil, “eet assassin aux guétres de basane, Tirer sur un Coq?

LA FAISANE, ouvrant ses ailes pour se lever, Non, sil voit une Faisane ! PATOU, se jetant devant elle.

Qu’ allez-vous faire?

a LA FAISANE.

ae Mon métier!

Elle s’envole vers le danger.

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ws } ” me > : peg Le ARS Soe riel ty Ros a GR AIEEE ER Cue rs I ti LE PIVERT, voyant que dans son élan elle va toncher en passant Ta nts x le ressort du piége oublié. YY ey ets eke Wen ge Gare au filet!

Trop tard. Le réseau s’abat..

sah FAISANE, avec un cri de désespoir. .

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ae ; PATOU.

Elle est prise ! :

TA MASA WEY snecdbbatiaon danaiis-saniben Il est perdu!

She PATOU, affolé. ‘

3 Rs \ Elle est... Il est...

Tous les lapins ont sorti Ja téte pour voir ce qui se passe.

k LA FAISANE, criant une ardente priére.

Aube, protége-le!

LES HIBO UX, sautant de joie sur leurs branches. Le canon luit! luit!...

LA FAISANE

af Touche * De ton aile mouillée, Aurore, la cartouche ! Fais le pied du chasseur sur lherbe dévier!

C'est ton Coq! Il a chassé lombre et |’épervier | Il va mourir! — Toi, Rossignol, dis quelque chose !

ale { LE ROSSIGNOL, dans un sanglot suppliant.

2 ates ‘Il s'est battu pour une amie & moi, la Rose!

! LA FAISANE, solennellement.

Quwil vive! Et je vivrai dans la cour, prés du soc ! Et jadmettrai, Soleil! abdiquant pour ce Coq

Tout ce dont mon orgueil le tourmente et l’encombre, ‘Que tu marquas ma place en dessinant son ombre !

Le jour grandit. Murmures de tous les cdtés.

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ok FUN CORREAL oe en 1 croassant, Le youricborlevoreare ) . os\- SANs

marr F Wry BAS WATS AWE ko i : ; Tout s *éveille & Ventoun| J sie TOUS LES OISEAUX se eevertane sips la feuillée.

i=, LA FAISANE.

Bou chante...

Pe . SiS UN GEAT, passant comme un éclair bleu. Beers YY ) Ha lHal ; ’ +4 fis ; LE PIVERT, hochant la téte.

“ ‘ het Ce Geai rit d’un rire homérique!

Rs DA: FAISANE » criant au milieu de toutes les rumeurs matinales. ‘ oe Qual vive!. . - . :

te LE GEAI, repassant. ‘ : :

Ha! Ha!

a ‘ta : UN COUCOU, an loin, ae . Coucou! ) nak Bes! | LA FAISANE. ry

Moi, j’abdique } PATOU, levant les yeux au ciel.

Elle dhdiquitl Ng LA FAISANE. i aah 4, Tuumiére a qui j ’osai le disputer, pardon ! Eblouis l’ceil cruel qui cherche le guidon | , Et que ce soit, Rayons du matin, la victoire De votre poudre d’or...

Une détonation. Elle pousse un cri bref. ee Ah! et | i Puis achéve d’une voix éteinte : A ...sur leur poudre noire | Nie” Silence. ay

Cee nS DE | CHANTEGLER, en | rico | a ieee Ses re a oe ie CRI DE TOUS. Pe els ~Sauvé! ck is NY Start ee "LES LAPINS, jaillissant gaiement de leurs | iaficre

Culbutons sur le thym !

i UN E VOIX, fraiche et Gare, dans les arbres, : Dew des oiseaucr ! eA i.” =: \ BES LAPINS, a - cessant leurs culbutes, et brusquement immobiles et recueillis.

C’est la priére du matin ! D.

LE a eee criant a la Faisane.

LA FAISANE fermi ‘es yeux, et résignée :

Soit! ‘ LA VOIX, dans les arbres.

= Dieu par qui nous sommes.

PATOU. ' “Chut! Rie le rideau, vite ! Voila les hommes !

es

Tl sort. Tous les animaux se cachent. La Rint resle seule. Et, dans le filet, les ailes ouvertes, la gorge haletante, écrasée par terre, sentant : le Geant qui approche, elle attend.

Le rideau tombe.

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