UN VIEUX. LAPIN
Pour le charger!
PATOU, terrifié.
Va-uil, “eet assassin aux guétres de basane, Tirer sur un Coq?
LA FAISANE, ouvrant ses ailes pour se lever, Non, sil voit une Faisane ! PATOU, se jetant devant elle.
Qu’ allez-vous faire?
a LA FAISANE.
ae Mon métier!
Elle s’envole vers le danger.
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ws } ” me > : peg Le ARS Soe riel ty Ros a GR AIEEE ER Cue rs I ti LE PIVERT, voyant que dans son élan elle va toncher en passant Ta nts x le ressort du piége oublié. YY ey ets eke Wen ge Gare au filet!
Trop tard. Le réseau s’abat..
sah FAISANE, avec un cri de désespoir. .
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ae ; PATOU.
Elle est prise ! :
TA MASA WEY snecdbbatiaon danaiis-saniben Il est perdu!
She PATOU, affolé. ‘
3 Rs \ Elle est... Il est...
Tous les lapins ont sorti Ja téte pour voir ce qui se passe.
k LA FAISANE, criant une ardente priére.
Aube, protége-le!
LES HIBO UX, sautant de joie sur leurs branches. Le canon luit! luit!...
LA FAISANE
af Touche * De ton aile mouillée, Aurore, la cartouche ! Fais le pied du chasseur sur lherbe dévier!
C'est ton Coq! Il a chassé lombre et |’épervier | Il va mourir! — Toi, Rossignol, dis quelque chose !
ale { LE ROSSIGNOL, dans un sanglot suppliant.
2 ates ‘Il s'est battu pour une amie & moi, la Rose!
! LA FAISANE, solennellement.
Quwil vive! Et je vivrai dans la cour, prés du soc ! Et jadmettrai, Soleil! abdiquant pour ce Coq
Tout ce dont mon orgueil le tourmente et l’encombre, ‘Que tu marquas ma place en dessinant son ombre !
Le jour grandit. Murmures de tous les cdtés.
ae een hie
ok FUN CORREAL oe en 1 croassant, Le youricborlevoreare ) . os\- SANs
marr F Wry BAS WATS AWE ko i : ; Tout s *éveille & Ventoun| J sie TOUS LES OISEAUX se eevertane sips la feuillée.
i=, LA FAISANE.
Bou chante...
Pe . SiS UN GEAT, passant comme un éclair bleu. Beers YY ) Ha lHal ; ’ +4 fis ; LE PIVERT, hochant la téte.
“ ‘ het Ce Geai rit d’un rire homérique!
Rs DA: FAISANE » criant au milieu de toutes les rumeurs matinales. ‘ oe Qual vive!. . - . :
te LE GEAI, repassant. ‘ : :
Ha! Ha!
a ‘ta : UN COUCOU, an loin, ae . Coucou! ) nak Bes! | LA FAISANE. ry
Moi, j’abdique } PATOU, levant les yeux au ciel.
Elle dhdiquitl Ng LA FAISANE. i aah 4, Tuumiére a qui j ’osai le disputer, pardon ! Eblouis l’ceil cruel qui cherche le guidon | , Et que ce soit, Rayons du matin, la victoire De votre poudre d’or...
Une détonation. Elle pousse un cri bref. ee Ah! et | i Puis achéve d’une voix éteinte : A ...sur leur poudre noire | Nie” Silence. ay
Cee nS DE | CHANTEGLER, en | rico | a ieee Ses re a oe ie CRI DE TOUS. Pe els ~Sauvé! ck is NY Start ee "LES LAPINS, jaillissant gaiement de leurs | iaficre
Culbutons sur le thym !
i UN E VOIX, fraiche et Gare, dans les arbres, : Dew des oiseaucr ! eA i.” =: \ BES LAPINS, a - cessant leurs culbutes, et brusquement immobiles et recueillis.
C’est la priére du matin ! D.
LE a eee criant a la Faisane.
LA FAISANE fermi ‘es yeux, et résignée :
Soit! ‘ LA VOIX, dans les arbres.
= Dieu par qui nous sommes.
PATOU. ' “Chut! Rie le rideau, vite ! Voila les hommes !
es
Tl sort. Tous les animaux se cachent. La Rint resle seule. Et, dans le filet, les ailes ouvertes, la gorge haletante, écrasée par terre, sentant : le Geant qui approche, elle attend.
Le rideau tombe.