‹ ChanteclerChapitre 137 sur 157 · ACTE QUATRIÙMC. 2'l · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÙMC. 2'l

LA FAISANE, violente.

Ainsi, non seulement lu le rcinléicsses A la ficlclilc de les vieilles maîtresses 1...

ClIANTECLEn, c'\abif.

Oh!

LA FAISANE

Mais encor...

CIIANTECLER.

Je...

l'aheille du liseron.

Vi rr !

CnANTECLER, mettant son aile sur le liseron.

Je...

l'abeille du LISERON, s'obstinant sous l'aile de ChantecleF.

Vrnrr !

LA FAISANE

Vous me trompiez Jusqu'à penser à vous épousseter les pieds 1

CHANTEGLER.

Mais...

LA faisa:<e.

Ce rustre, tenez, qu'on a pris sur sa meule... Et l'on ne pourrait pas dans son âme être seule !

CHANTEGLER, se redressant.

Quand on habite une âme, il vaut mieux, crois-le bien, S'y rencontrer avec l'Aurore — qu'avec rien !

LA FAISANE, révoltée.

Non ! c'est le grand amour que l'Aurore m'enlève !

CUANTEGLER.

Il n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve ! Comment ne veux-tu pas qu'il coule plus d'amour D'un cœur qui par métier doit s'ouvrir chaque jour?

3l6 CIIA > 1 l.t.l.Lll.

LA FAISANE, allant et venant rageiisemcnl.

Je vcuv tout balayer de ma |)liimc alezane, Moi!

CHANTECI.EU.

Qui donc èlcs-vous, vous?

Ilj sont malnlenant dresses l'un contre l'autre, se bravant du regard. LA FA1SA.\L.

Je suis la Faisane Qui du mâle superbe a pris les plumes d'or!

CUANTECLER.

Vous n'en restez pas moins une femelle cncor Pour (jui toujours l'idée est la grande adversaire I

LA FAISANE, criant.

Serre moi sur ton cœur, et lais-toi !

CIIAXTECLLU, dans une clreinle lirulale.

Je te serre, Oui. sur mon cœur de Coq!

• Et avec un regret infini.

Mais c'eût été meilleur De le serrer contre mon âme d'Éveilleur!

LA FAISANE

Me Iromper pour l'Aurore! — Eh bien, quoi qu'il l'en coûte, Trompe-la pour moi I

CUANTECLER.

Moi ! Comment.''

LA FAISANE, frappant le sol du pied, et d'un ton capricieux.

Je veux...

CHANTECLEn, épouv.int:-.

I^coulc...

LA FAISANE

...Que lu restes un jour sans chanter!

Moi !

LA FAISANE

Je veux

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