ACTE QUATRIÙMC. 2'l
LA FAISANE, violente.
Ainsi, non seulement lu le rcinléicsses A la ficlclilc de les vieilles maîtresses 1...
ClIANTECLEn, c'\abif.
Oh!
LA FAISANE
Mais encor...
CIIANTECLER.
Je...
l'aheille du liseron.
Vi rr !
CnANTECLER, mettant son aile sur le liseron.
Je...
l'abeille du LISERON, s'obstinant sous l'aile de ChantecleF.
Vrnrr !
LA FAISANE
Vous me trompiez Jusqu'à penser à vous épousseter les pieds 1
CHANTEGLER.
Mais...
LA faisa:<e.
Ce rustre, tenez, qu'on a pris sur sa meule... Et l'on ne pourrait pas dans son âme être seule !
CHANTEGLER, se redressant.
Quand on habite une âme, il vaut mieux, crois-le bien, S'y rencontrer avec l'Aurore — qu'avec rien !
LA FAISANE, révoltée.
Non ! c'est le grand amour que l'Aurore m'enlève !
CUANTEGLER.
Il n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve ! Comment ne veux-tu pas qu'il coule plus d'amour D'un cœur qui par métier doit s'ouvrir chaque jour?
3l6 CIIA > 1 l.t.l.Lll.
LA FAISANE, allant et venant rageiisemcnl.
Je vcuv tout balayer de ma |)liimc alezane, Moi!
CHANTECI.EU.
Qui donc èlcs-vous, vous?
Ilj sont malnlenant dresses l'un contre l'autre, se bravant du regard. LA FA1SA.\L.
Je suis la Faisane Qui du mâle superbe a pris les plumes d'or!
CUANTECLER.
Vous n'en restez pas moins une femelle cncor Pour (jui toujours l'idée est la grande adversaire I
LA FAISANE, criant.
Serre moi sur ton cœur, et lais-toi !
CIIAXTECLLU, dans une clreinle lirulale.
Je te serre, Oui. sur mon cœur de Coq!
• Et avec un regret infini.
Mais c'eût été meilleur De le serrer contre mon âme d'Éveilleur!
LA FAISANE
Me Iromper pour l'Aurore! — Eh bien, quoi qu'il l'en coûte, Trompe-la pour moi I
CUANTECLER.
Moi ! Comment.''
LA FAISANE, frappant le sol du pied, et d'un ton capricieux.
Je veux...
CHANTECLEn, épouv.int:-.
I^coulc...
LA FAISANE
...Que lu restes un jour sans chanter!
Moi !
LA FAISANE
Je veux