‹ ChanteclerChapitre 156 sur 157 · UN VIEUX LAPIN · texte numérisé non relu

UN VIEUX LAPIN

Pour le charger!

PATOU, terrifié.

Va-t-il, cet assassin aux guêtres de basane. Tirer sur un Coq?

LA FAISANE, ouvrant ses ailes pour se lever.

Non, s'il voit une Faisane î

PATOU , se jetant devant elle.

Qu'allez-vous faire?

LA FAISANE

Mon métier !

Elle s'envole vers le danger.

3^3 ClIANTECLER.

LE PIVEnT , vovant que dans son élan elle va toucher en passant le ressort du piège oublié.

Gare au filet 1

Trop tard. Le réseau s'abat.

LA FAISANE, avec un cri de désespoir.

Ail!

PATOU

Elle est prise 1

LA FÀIS.\>'E, se débattant dans les maille*.

Il est perdu!

PATOU, aiïolc.

EJle est... II est...

Tous les lapins ont sorti la tète pour voir ce qui se passe. LA FAISANE, criant une ardente prière.

A.ube, protège-le !

LES UIBOUX, sautant de joie sur leurs branches-

Le canon luit ! luit !...

LA FAISANE

Touclic De ton aile mouillée, Aurore, la cartouche I Fais le pied du chasseur sur l'herbe dévier I C'est ton Coq ! Il a chassé l'ombre et l'cpervier ! Il va mourir! — Toi, Rossignol, dis quelque chose!

LE ROSSIGNOL, dans un sanglot suppliant.

Il s'est battu pour une amie à moi, la Rose!

LA FAISANE, solennellement.

Qu'il vive I Et je vivrai dans la cour, près du soc! Et j'admettrai. Soleil! abdiquant pour ce Coq Tout ce dont mon orgueil le tourmente et l'encombre. Que tu marquas ma place on dessinant son ombre I

Le jour grandit. Murmures de tous les cotés.

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