ACTE PRE MI lia
CUANTEGLIiU.
L'oiseau d'esprit.
LA FAISANE
Que failil?
CIIANTECLEU.
11 s'occupe.
LA FAISANE
A quoi donc?
CIIANTECLER.
A ne pas avoir l'air d'être dupe.
C'est un très gros travail.
LA FAISANE
Peut-être, mais bien laid.
Ils remontent.
LE MERLE, jetant un coup d'oeil sur le plastron écarlate de la Faisane-.
Eh! va donc, romantique!... Elle l'a, le gilet!
CH AKTECLER, conlinuanl le tour des choses.
La meule. Le vieux mur. Le mur, lorsque je chante, En bave des lézards; la meule est plus penchante. Je chante à cette place où j'ai gratté le sol, Et, lorsque j'ai chante, je bois dans ce vieux bol.
LA FAISANE, souriant.
Mais votre chant a donc une importance?
CUANTECLER, grave.
Grande.
LA FAISANE
Pourquoi?
CUANTECLER.
C'est mon secret.
Si je vous le demande?
CHANTECLER, détournant la conversation et montiant un tas de branches liées dans un coin.
Mes amis les fagots!
64 CIIAMECLER.
LA FAISANE
Voies dans ma forêt!
— C'est donc vrai, ce qu'on dit? Vous avez un secret?
CHANTECLER, sec.
Oui, Madame.
LA FAISANE
Je sens que l'insistance est vaine.
CIIANTECLER, grimpant sur le mur du fond.
Et, d'ici, vous verrez le reste du domaine Jusques au potager où l'on traîne le soir Un serpent qui finit en pomme d'arrosoir.
LA FAISANE
Comment! c'est tout?
en A N T E c I, E n .
C'est tout.
LA FAISANE
Alors, tu t'imagines Que le monde a pour borne un carré d'aubergines?
Non.
LA FAISANE
Tu ne rêves pas des horizons plus grands Quand passe un vol triangulaire d'émigrants?
Non
LA FAISANE
Mais tous ces objets sont pau>Tes et moroses!
Moi, je n'en reviens pas du luxe de ces choses I
LA FAISANE
Tout est toujours pareil, pourtant!
Rien n'est pareil, Jamais, sous le soleil, à cause du soleil! Car Elle change tout!