‹ ChanteclerChapitre 53 sur 157 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LES NOCTURNES, de toutes les dimensions et de toutes les espèces, forment un grand cercle, et s'étagent sur les pierres, les ronces, les branches; "LE 'CHAT est accroupi sur l'herbe; '^LE MERLE sautille sur un fagot.

Au lever du rideau, nuit profonde. Tous les Nocturnes sont immobiles, en silhouettes sombres, les yeux rL-iinos. Le Grand-Duc, perché sur un Iroac d'arbre, domine. Seul, le Chal-IIuant a pes\eux de phosphore grands ouverts. Il procède à l'appel, et à chaque nom qu'il lance on voit s'ouvrir dans la noir deux grands yeux ronds -et kusiineiK.

LE CIIAT-IIUAXT, appelant.

Stiix!

Deux yeux s'allument.

Scops !

Doux yeux s'allument.

Grand-'Dac!

(Deui yeux-s'allumenl.

Moyen 1

'Detrx yeux s'allument.

'Petit 1

Deux yeux s'allument.

UN NOCTURNE, à un autre.

Le Grand préside.

LE CHAT- HUANT, continuant.

Chouette dei'K! du 'Mur 1 du Cloître! de l'Abside I

A chaque nom, deux yeux se sont ouverts.

b!i CIlANTECLRn.

UN NOCTURNE, à un anlre qui arrive.

C'est l'appel nominal.

l'autre.

Oui, je pais. Il n'y a Qu'à rouvrir l'œil quand on vous nomme.

LE eu AT- HUANT.

Suruia!

Hibou ! Nyclale!

Trois paires d'yeux se sonl encore ouverlcs.

Brachyotc !

Aucun œil ne s'ouvrant, il ré(>cle :

Brachyotc?

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