ACTE DEUXIÈME. l
LE M K U LE , saulant sur le fagot.
Oui. mais j'ai de l'esprit.
C II A N T E C L C II , se rclournanl avec môpris.
Nous en reparlerons.
* LE MEItLE, qui devient acide.
Soit! je l'offrais gaîment quelques grains d'ellébore. Je m'en lave après tout les pattes. Corrobore Ce que tes ennemis vont racontant.
CIIANTECLER, se rapprochant.
Qui? Quoi?
LE M i: U L E .
Joue à rOiseau-Soleil qui dit : « L'Eclat, c'est moi! »
GHANTECLER.
Tu fréquentes donc ceux qui me tiennent en haine.^
Ah! ça te vexe?
Oh! non, pauvre Calembredaine!
L'habitude t'emporte, et ce n'est plus exprès Que môme en amitié tu fais des à peu près.
MarcLant sur lui.
Quels sont mes ennemis?
LE MERLE
Les Hiboux.
CnAXTECLER.
Imbécile !
Mais croire à mon destin me devient trop facile Si les Hiboux sont contre moi!
LE MERLE
Sois donc heureux :
Hs veulent — l'éclairage étant trop fort pour eux —
l34 CIIA>TECLER.
Faire couper...
CIIANTECLER.
Quoi donc?
LE MERLE
Le compteur!
CH.VNTECLER.
Le?...
LE MERLE
Ta gorge î
CIIANTECLER.
Par qui?
LE MERLE
Par un confrère.
GUANTECLER.
Un Coq?
LE MERLE
Un vrai Saint George .
Qui doit t'altendrc.
CIIANTECLER.
Où donc?
LE MERLE
Chez la Pintade.
CIIANTECLER.
Al»! bahî
LE MERLE
C'est un de ces oiseaux dressés pour le combat Qui ne feraient de nous qu'une capilotade Si nous allions...
Voyant Cbantecler remonter brusquement.
Où donc vas-tu?
CnA^JTECLER.
Chez la Pinladcl
LE MERLE
Ahl c'est vrai, j'oubliais qu'on est des chevaliers I