‹ ChantillyChapitre 75 sur 105 · I.e poète viendra fleurir sa rêverie · texte numérisé non relu

I.e poète viendra fleurir sa rêverie

Où vécut le soldat sans reproche et sans peur.

Le grand vestibule et l’entrée d’honneur donnent accès dans les salons. La porte en est décorée d’un buste du roi Henri IV avec cette devise : « de bon Roy, bon heur »; à droite et à gauche, les bustes de Mme Adélaïde et du duc de Bourbon, la marraine et le parrain du duc d’Aumale.

Le premier des salons qui suivent est un de ceux construits sous la Restauration au-dessus du fossé comblé. Sous les boiseries qui ont été décrites au chapitre x de ce volume, les travaux de 1880 mirent au jour l’ancienne porte du petit château, à laquelle aboutissait le pont-levis; on y voyait encore la place des attaches de ce pont. Les sculptures de la porte ont été conservées et l’écusson de Condé, qu’elles entourent, rétabli.

Dans cette salle, qui est l’antichambre, se trouve le muséum minéralogique donné par le roi de Suède Gustave III à Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, en souvenir de sa visite à Chantilly. On y voit aussi un portrait du dernier duc d’Enghien vers l’âge de quatorze ans;

Le philosophe, ami des tranquilles mystères,

Cherchera dans les bois, loin des larges chemins,

Le chêne près duquel, songeant aux « Caractères »,

La Bruyère notait les vieux travers humains.

Et d’un plus libre esror désormais l’Espérance,

Belle de la splendeur des bienfaits accomplis,

Plane tenant en main le drapeau de la France,

Eployé dans l’azur, semé de fleurs de lys.

L’abbé Albert Augereau.

Chantilly, septembre 1889.

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